Publicité
Un thé avec Mussolini de Franco Zefirelli
Par
Partager cet article
Un thé avec Mussolini de Franco Zefirelli
En 1934, l?Italie est le lieu de résidence favori de nombreux Anglo-Saxons. Ils y trouvent un climat à leur goût, une population accueillante et une profusion d??uvres d?art à faire pâlir d?envie les plus grands musées étrangers. A Florence, un petit groupe d?Anglaises d?un certain âge se retrouve régulièrement au salon de thé Doney?s. Il y a entre autres Lady Hester (qui ne rate jamais une occasion de rappeler que feu son mari fut l?ambassadeur de Grande-Bretagne), Arabella (qui se consacre avec fort peu de talent mais beaucoup d?enthousiasme à la restauration de fresques du Quattrocento) et la bienveillante Mary Wallace, qui enseigne l?anglais à Luca Innocenti, orphelin de mère et fils naturel de Paolo, un riche marchand de tissus.
Lady Hester voue une haine farouche et un immense mépris à la tapageuse colonie américaine essentiellement représentée par Georgina Rockwell, une archéologue lesbienne, et Elsa Morganthall, une ancienne vedette des Ziegfeld Follies qui, grâce à de riches protecteurs, s?est constituée une vaste collection de tableaux d?avant-garde. Avec la montée du nazisme, la situation se dégrade. Toutefois, tant que Mussolini ne s?est pas officiellement allié à Hitler, tous ces étrangers se sentent à l?abri en Italie. Lady Hester persiste même à chanter les louanges du Duce, lequel lui a fait l?insigne honneur de l?inviter avec ses amies à prendre le thé dans son imposant palais. (M.Cinéma)
Commentaires
?Côté décors, les plans réalisés célèbrent à la perfection la beauté des villes et des campagnes toscanes, qui s?en plaindra ? Mais à y regarder de plus près, ce film regorge de détails, de clins d??il, de métaphores (la plus belle étant, bien sûr, celle du thé avec Mussolini) qui font la force du propos et illustrent la naïveté de ces ladies surannées face à la montée du fascisme. Un environnement oppressant avec l?avancée inexorable de la guerre qui aura des répercussions sur la vie du jeune Luca Innocenti (un nom prédestiné !). Zefirelli revisite sa jeunesse, entre embarras et nostalgie, comme pour mieux souligner les antagonismes entre culture italienne et barbarie mussolinienne. Un thé avec Zefirelli !? (Stéphane Dugast).
?Avec (Franco Zeffirelli) on reste dans le classique, voire l?académique et son dernier opus (...) reste délibérément dans ce registre. Pour désuet, ce film est désuet mais a du charme.?
(Le Figaroscope)
?Zeffirelli propose un nouveau concept: le révisionnisme lénifiant. (...) le réalisateur récidive cette fois dans une Italie fasciste où les chemises brunes sont inoffensives, Mussolini une pantomime risible?? (Première).
Publicité
Publicité
Les plus récents