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Na pa touss nous sibsid !?
Pour éviter de telles pancartes, avant que les deux claques parlementaires, celle qui s?oppose comme celle qui soutient les princes qui nous gouvernent, ne demandent, dans leur vacarme habituel, un comité d?élite, essayons de faire la part des choses ; prêtons une oreille attentive à ?l?autre son de cloche? parce qu?il mérite notre écoute. Faisons montre d?un peu d?empathie vis-à-vis de ces institutions religieuses qui se verraient, en cas de suppression de ces Rs 69 millions de subsides, dans une situation financière difficile.
Plutôt que de voir dans ce débat le danger d?une grave division du pays en deux camps avec les pro-subsides et les anti-subsides s?affrontant avec rage, formulons d?abord le souhait qu?il soit l?occasion de démontrer le degré de maturité de notre peuple et son potentiel de compréhension quand il y va de l?intérêt général.
Nous précisions lundi dernier ne point vouloir ici ?faire le procès de la religion?. Et nous ajoutions ceci : ?Avec tout le respect dû aux personnes concernées nous ne dénonçons ici que le principe de ces subsides allant dans les caisses des groupes religieux pour leurs activités propres et relevant des croyances de leurs fidèles.? Ce propos est en lui-même déterminant et pose comme postulat que la foi est du domaine du privé et qu?il appartient aux fidèles de nos divers groupes religieux de subvenir privément aux besoins financiers de leur groupe respectif.
Cela dit, convenons qu?une bonne partie de ces subsides s?exprime sous forme de salaires aux ecclésiastiques et autres responsables religieux. Cet engagement contractuel est soit le fait de ces divers groupes religieux vis-à-vis des citoyens qu?ils emploient soit celui de l?Etat. Quoi qu?il en soit, tout arrêt subit ne serait pas permis du point de vue légal ni souhaitable en équité. Il n?est certainement pas concevable d?envisager une remise en question de ces subsides sans qu?une période transitoire ne soit prévue et durant laquelle les parties concernées auraient le temps moral d?organiser ou de réorganiser auprès de leurs fidèles l?autofinancement de leurs institutions.
L?approche que l?Etat, lors de l?avant-dernier budget, a su trouver pour progressivement faire augmenter l?âge de la retraite de 60 à 65 ans sur les prochains dix ans, est l?exemple même de ce que permet l?adage connu qui dit : ?When there is a will, there is a way.?
<B> GéA</B>
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