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Un syndicat relance l?idée d?un Teachers? Council
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Un syndicat relance l?idée d?un Teachers? Council
Un organisme régulateur indépendant pour mettre de l?ordre dans l?éducation, tant au primaire, au secondaire, qu?au supérieur. Celui-ci veillera également à l?encadrement des 17 000 enseignants actifs rien que pour le primaire et le secondaire.
L?idée de voir émerger un Teachers? Council, est relancée par un syndicat du primaire, la General Purpose Teachers? Union (GPTU). Etonnant, la suggestion est accueillie plutôt favorablement par les autres syndicats, dont la Government Teachers? Union (GTU), hostile à la GPTU. Tant au primaire qu?au secondaire, l?on est prêt à examiner la question, qui a déjà été posée 16 ans de cela. Le concept aurait aussi été évoqué au ministère de l?Education et séduirait certains cadres.
Evoqué pour la première fois en 1991, dans le ?masterplan for the year 2000? et présenté par le ministre de l?Education d?alors comme une mesure à prendre à court terme, le sujet avait capoté. Les syndicats n?étant pas sur la même longueur d?onde, le ministère a gelé le projet.
Aujourd?hui, il refait surface et tout le monde, ou presque, se dit prêt à se mettre autour de la table des discussions pour se pencher sur cette proposition. Elle sera présentée officiellement aux autorités concernées lundi.
Pour chacun, il est urgent de combler un vide qui pénalise professorat et élèves. ?L?idée de la mise en place de cet organisme régulateur découle du fait que la gestion de l?éducation souffre d?un manque de leadership pédagogique. Nous sommes de plus en plus témoins de pratiques qui ne cadrent pas nécessairement avec les normes essentielles pour atteindre les objectifs de l?éducation nationale?, explique Ashik Junglee, conseiller technique de la GPTU.
L?idée principale est d?avoir un ?organe indépendant avec tous les pouvoirs nécessaires. La mission cardinale sera de responsabiliser tous les acteurs de l?éducation, qu?ils soient éducateurs, parents ou enfants?.
Au-delà de la mise en place d?une ?pédagogie moderne? dans les écoles et de faire des réflexions sur la qualité de l?éducation, le Teachers? Council recevra aussi les plaintes des parents et devra encadrer les enseignants qui en ont besoin. Il ne s?agit toutefois pas d?un tribunal.
Mais avant sa mise sur pied effective, il faudra convaincre. Le travail est déjà à moitié fait dans la mesure où la profession est partante. ?Il y a matière à réflexion. Quelque chose doit être fait pour améliorer les choses au niveau du secteur, notamment en terms de discipline dans les écoles?, estime Yahya Paraouty, président de l?Union of Private Secondary Education Employees. Il considère favorablement l?élaboration d?un code d?éthique, tâche qu?Ashik Junglee souhaite voir conférer au Teachers? Council.
Même Vinod Seegum, président de la GTU, en mauvais termes avec Ashik Junglee, accueille ?favorablement? l?idée. ?Ce serait une avancée d?avoir un tel organisme. Cette proposition mérite d?être étudiée en profondeur.?
La création d?un Teachers? Council serait ?une formule qui permettrait une négociation permanente entre employeur, employé et les autres partenaires dont les parents?, pense Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU).
Si l?optimisme autour de la création de cet organisme est permis, quelques fissures apparaissent. Qui assurera sa présidence et qui sera membre ? Ashik Junglee propose que le Teachers? Council soit constitué de neuf membres issus du milieu pédagogique, excepté le président qui pourrait être un ex-juge. Suttyhudeo Tengur et Vinod Seegum ne voient personne d?autre qu?un enseignant à sa tête. ?Le Nurses? Council est présidé par un infirmier et le Medical Council par un médecin. Pourquoi faire autrement pour les profs ?? demande le président de la GHTU.
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