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L?anglais selon la méthode américaine
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L?anglais selon la méthode américaine
Les enfants fréquentant l?école primaire de Cascavelle écoutent attentivement deux universitaires actuellement à Maurice dans le cadre de leur programme d?étude.
?What does lie down mean? ? Les enfants ne se laissent pas intimider par Sarah Brondy, étudiante américaine de l?université de Stradford, venue leur apprendre l?anglais. Et chacun risque un mot. Finalement, elle leur donne un indice? en français et les enfants répondent en ch?ur : ?allonger?.
David Waterman, un autre universitaire, issu du Georges Washington University, explique que les élèves de cette classe lisent une histoire avec des illustrations et on leur traduit ensuite les mots. Les enfants, se sentent très proches des deux étrangers. Ils sont actuellement huit Américains à Maurice dans le cadre du programme d?étude appelé Learning Entreprise.
Ce programme consiste à faire appel à des étudiants du New-York University, de Havard et les deux universités mentionnées plus haut pour aider les enfants de certains pays notamment le Mexique et Maurice à améliorer leur anglais.
Un programme qui entre dans le cadre d?un protocole d?échanges entre les Etats-Unis et Maurice. ?Il est nécessaire de les faire mordre à l?anglais dès leur jeune âge?, explique David Waterman, l?initiateur du programme. Il veut encourager le volontariat chez les universitaires.
En fait, des universitaires américains sont dans plusieurs écoles de la Zone d?éducation prioritaire (ZEP) de l?Ouest. Une Rodriguaise aussi, Marieta Agathe, est dans un groupe d?animateurs à Chamarel.
<B>Des bonbons pour une bonne réponse</B>
A Cascavelle, les enfants sont ravis de côtoyer les deux jeunes américains? qui leur donnent des bonbons à chaque fois qu?ils répondent correctement à une question. Qui aurait cru que ces enfants âgés de 5 à douze ans connaissaient les différentes parties du corps humain ?
Il n?a suffi que d?une demi-journée pour que les mots comme hand, eye, foot ou encore nose entrent dans le vocabulaire des enfants. Et ils répondent avec aplomb aux questions de David Waterman et de Sarah Brondy. Celle-ci tente une dernière fois de piéger les enfants. Elle pointe du doigt un de ses sourcils et demande aux enfants d?identifier ce mot, ?difficile?, dit-elle, en anglais. Mais elle se trompe : tous les enfants lèvent le bras pour répondre et, l?un d?eux a trouvé : eyebrow. Difficile n?est pas mauricien, veulent prouver les enfants.Eshwantee Bye Sumbhoo, liaison officer de l?école primaire de Cascavelle, ne cache pas sa surprise et son enthousiasme. Elle est contente du progrès que les enfants ont accompli avec ces deux jeunes venus tout droit du pays de l?Oncle Sam. Ben Rommaldawo, assistant directeur de l?hôtel La Pirogue, parrain de l?école de Cascavelle, affiche aussi sa satisfaction. ?C?est bon signe : les enfants sont en nette progression?.
Le dernier mot revient aux enfants. Alors que Sarah Brondy leur demande s?ils connaissent la signification du mot somersault, les enfants répondent spontanément : koustik ! Comme quoi, elle rentrera dans son pays avec un vocabulaire enrichi de quelques mots créoles.
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