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Mobilisation croissante autour de l?exécution de Troy Davis

16 juillet 2007, 00:00

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Mobilisation croissante autour de l?exécution de Troy Davis

L?exécution, prévue demain, d?un homme condamné pour le meurtre d?un policier commis en 1989, doit être suspendue, estiment de nombreux militants des droits de l?homme, arguant de la présence de nombreuses zones d?ombre dans ce dossier. Troy Davis, 38 ans, a été condamné à mort en 1991 pour le meurtre de Mark McPhail, un jeune agent de police, abattu sur le parking d?un fast food à Savannah, en Géorgie.

Aujourd?hui, le Comité des grâces et des libertés conditionnelles de Géorgie doit annoncer si son exécution, par injection létale, est maintenue ou si une grâce doit lui être accordée.

Aucune preuve formelle de la présence de Davis sur les lieux du crime n?a jamais pu être apportée, et la plupart des témoins à charge se sont rétractés depuis, alléguant de pressions exercées par la police lors de leurs dépositions.

?Nous ne disons pas qu?il est innocent?, se défend Laura Moye, directrice adjointe d?Amnesty International aux Etats-Unis, ?mais si l?on examine les faits, on ne peut pas dire qu?il ait eu droit, ni à un procès, ni à une procédure d?appel équitable. Les faits nouveaux doivent être analysés?, a-t-elle ajouté.

Soutien de Desmond Tutu

La législation en vigueur empêche en effet que des faits nouveaux, non soulevés en première instance, puissent être allégués en appel par des condamnés à mort.

Davis a également reçu le soutien de l?archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984.

Dans une tribune, publiée par l?Atlanta-Journal Constitution, William Sessions, ancien directeur du FBI, écrit qu?il ?serait intolérable que l?on puisse exécuter un homme qui clâme son innocence alors que ni les juridictions, ni les autorités exécutives n?ont jamais tenu compte de ses dires.?

Depuis 1976, date de la fin du moratoire sur les exécutions 124 personnes ont pu sortir des couloirs de la mort après avoir été innocentées.

Matthew BIGG

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