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Électroménager gare aux lacunes de l?après-vente

20 juin 2007, 00:00

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Grille-pain, rasoirs, micro-ondes? La détaxe apportée sur certains appareils électroménagers de base lors du budget les a remis en lumière. Des appareils qui, par l?avènement de marques locales et l?avalanche de produits génériques importés à l?emporte-pièce à l?issue de la libéralisation enclenchée par le Fair Trading Act ont été démocratisés. Une mesure que les défenseurs des consommateurs voient avec perplexité, déplorant l?absence d?un Consumers Guarantee Act. Car le hic du pas cher, et parfois même du moins bon marché, c?est souvent la sécurité et le service après-vente.

Il est bien flou, le Fair Trading Act pour Mosadeq Sahebdin, le coordinateur de l?Institute for Consumers Protection. ?Cette loi, qui contient les règlements des domestic appliances, est quasi muette sur les conditions de garantie des produits électroménagers.? Cette portion de la loi est censée définir les normes à respecter pour l?importation des biens électroménagers. ?Mais elle va plutôt dans le sens d?une déréglementation?, ajoute le défenseur des consommateurs.

Dans ce contexte, la détaxe arrive comme un cheveu sur la soupe. ?Cette mesure à court terme n?est en vérité qu?une mise à niveau avec les recommandations de l?Organisation mondiale du commerce, qui préconisent la levée graduelle des barrières tarifaires?, explique Mosadeq Sahebdin.

Pendant ce temps, de Sonix à Logik, de Microstar à Akira, le consommateur, déjà noyé sous le flot des ?génériques?, qui ont tout ou presque des marques, sauf peut-être les exigences de qualité, reste exposé aux services après-vente plus ou moins efficaces. ?Vous vous trouvez aussi dans certains magasins en face de leurres, comme du faux Philips, du faux Sony, acheté pour trois fois rien à Hong-Kong, et qui se révèle être de la camelote à l?usage.?

Ces génériques, on les trouve un peu partout, des magasins aux grandes surfaces. Mais aussi chez les ?spécialistes? : ?Nous revendons des produits assemblés en Chine pour une clientèle plus regardante sur le prix. Le haut de gamme est occupé par les marques comme Samsung, Panasonic?, indique Mario Leriche, chez Galaxy.

?Les gens ne lisent même pas la garantie, ils sont juste obsédés par le prix?, remarque un employé de grande surface qui a préféré garder l?anonymat. Cela peut poser problème lorsque la garantie comporte des clauses restrictives du style ?transport non inclus? ou ?pièces non couvertes?.

Mais le consommateur n?agit pas toujours de façon responsable : ?On préfère acheter un autre appareil si cela n?est pas cher. Lorsqu?on s?adresse à moi, c?est plus pour des problèmes de fourniture d?électricité que pour des réparations d?appareils?, confie Rishi Imrith, un électricien.

?Les gens ne lisent même pas la garantie, ils sont juste obsédés par le prix? (?) Cela peut poser problème lorsque la garantie comporte des clauses restrictives du style «transport non inclus» ou «pièces non couvertes»?.

Mosadeq Sahebdin donne l?exemple d?un téléviseur de marque IMEC qui ne pouvait être réparé? faute de pièces de rechange. ?On assiste parfois dans ces cas à la remise d?appareils de remplacement. Mais que devient alors la garantie ??

?Nous respectons les mêmes conditions?, rétorque Clyde Lee, responsable chez Cash and Carry. ?Nous ne sommes pas différents des autres revendeurs là-dessus. Bien entendu, chaque type d?appareil répond à ses propres conditions.?

Il faut comprendre que dans la plupart des cas, les revendeurs, contrairement aux distributeurs, n?assurent pas eux-mêmes la réparation des appareils. ?Dans le cas des produits Samsung, c?est Goupille?, précise Mario Leriche.

Il ajoute que ce ne sont pas nécessairement des produits dits bas de gamme qui font les mauvaises affaires. ?Si vous acquérez un type de portable qui vous coûte Rs 25 000, nous devons vous mettre en garde contre d?éventuels risques d?oxydation, même s?ils sont rares. Cette mention faite, la compagnie décline toute responsabilité là-dessus?, prévient le vendeur.

On se demande alors si les ateliers qui font de l?après-vente ont toujours la technologie suffisante pour être efficaces. ?On peut tout réparer en principe?, déclare Rishi Imrith. Mais, était-ce vraiment le but ?

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