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Ces arbres qui marchent vers le large?
Il n?y a pas que Flic-en-Flac qui soit affecté par l?érosion. Les plages du Morne connaissent aussi ce phénomène, qui est dû à plusieurs facteurs.
De La Prairie au village du Morne en passant par l?Embrasure, ce sont les filaos qui indiquent l?ampleur des dégâts. Dans certains endroits, les arbres ont été abattus alors que d?autres se courbent sous la force du vent. Quelques-uns, les racines à l?air, donnent l?impression qu?ils courent pour fuir l?érosion.
Selon les habitants, cette dégradation a commencé dans la région de l?Embrasure depuis plusde cinq ans. Pourtant, les récifs sont très éloignés de la côte, et ce ne sont pas les grosses vagues qui sont à l?origine du problème, mais bien la montée des eaux.
Devant cette situation, les habitants craignent que la plage disparaisse graduellement dans cette région côtière. Le pêcheur Clency Dig Dig propose au gouvernement de draguer le lagon, très peu profond au Morne, afin de faire d?une pierre deux coups. D?abord, dit-il, le sable pourrait être utilisé pour combler la partie affectée par l?érosion.
Cette technique a été utilisée autrefois et elle a bien marché.
De plus, dit-il, les pêcheurs du village pourraient acheter de plus grands bateaux pour la pêche hauturière. En effet, l?eau dans le lagon ne fait qu?environ trois mètres de profondeur et moins dans quelques endroits. A marée basse, en hiver surtout, beaucoup de bateaux sont ensablés.
Pour ce qui est de l?érosion, la plage publique, à côté de l?hôtel Les Pavillons n?a pas été épargnée. Selon les habitués de cette plage, ce phénomène a débuté au début de l?année. Mais cette fois, ce n?est pas dû aux grosses vagues ni à la montée des eaux. La mer étant assez loin des arbres, c?est la pluie qui en est responsable.
<B> La coqueluche au lieu du filao</B>
En effet, le nombre de pique-niqueurs qui fréquentent cette plage et le va-et-vient des véhicules ont rendu le sable très compact. Et pendant les grosses pluies, l?eau accumulée dévale la partie rigide de la plage et ce torrent emporte le sable se trouvant au bord de la mer.
Un peu plus loin, à Baie-du-Cap, à l?arrière du centre communautaire, plusieurs arbres ont été abattus. A marée haute, la mer vient carrément sur la plage.
Manfraise Ramalingum, conseiller du village, qui avait assisté une spécialiste de l?érosion dans une étude de ce phénomène au Morne, explique que l?experte lui a fait comprendre que les filaos ne sont pas les arbres appropriés pour être plantés au bord de la plage. Ils plient peu à peu sous le vent parce que leurs racines ne vont pas assez en profondeur dans le sol. ?L?experte m?a dit que l?arbre appelé la coqueluche est plus approprié pour le bord de mer ?, dit-il. De plus, elle propose au ministère de favoriser la culture des lianes batatrans sur les plages. Elles étaient, autrefois, très répandues sur les plages. Le ministre de l?Environnement, Anil Bachoo, a annoncé que son ministère a élaboré un plan pour combattre l?érosion. Dans certaines régions comme Flic-en-Flac, les travaux ont déjà commencé.
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