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Le policier Jheelan aurait voulu réclamer Rs 500 000 en rançon
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Le policier Jheelan aurait voulu réclamer Rs 500 000 en rançon
A la suite d?une saisie d?armes à Ste.-Croix, les enquêteurs ont été mis sur la piste d?un policier. Celui-ci aurait planifié l?enlèvement d?un écolier du Nord. Les preuves seraient accablantes.
Une accusation provisoire de complot pour séquestrer un écolier et réclamation d?une rançon de Rs 500 000 à ses parents est retenue contre le policier Tikaram Jheelan, alias Vishal. Ce dernier, arrêté mercredi après-midi, a comparu devant le tribunal de Mapou hier matin. Une motion pour sa remise en liberté sous caution déposée en cour sera débattue lundi matin. Le policier Jheelan a nié l?accusation retenue contre lui.
Les enquêteurs se sont retrouvés sur cette nouvelle piste à la suite de l?enquête de la Criminal Investigation Division (CID) de Terre-Rouge sur une saisie d?armes. Un fusil, deux samouraïs, un sabre, un ordinateur portable et une cinquantaine de portables ont été retrouvés au domicile de Jacques Dany Stephane Fortuno, 31 ans, et Steeve Ellahee, 29 ans, à la rue Corson, Cité Briquetterie, Ste-Croix, jeudi.
Images prises d?un portable
Dans le milieu des enquêteurs, on laisse entendre que les preuves contre le constable Jheelan sont accablantes. Les hommes du surintendant de police Bala Kamatchi, responsable de la Northern Division CID, sont en possession des enregistrements de conversations entre le policier Jheelan et les suspects Fortuno et Ellahee. Un film tourné au moyen d?un téléphone portable montre les suspects Fortuno et Ellahee en uniforme, s?entraînant dans un champ de cannes.
Hier après-midi, les policiers ont visionné ce film. Le policier accusé nie en bloc toute participation dans cette affaire et déclare tout ignorer de la provenance des diverses pièces à conviction saisies chez lui hier. Mais cette pièce maîtresse dont disposent les enquêteurs ne lui permettrait pas d?éviter les poursuites.
Ce policier de 31 ans habitant l?Amitié, Rivière-du-Rempart, a été trahi par des images sur un portable, saisi jeudi. Les suspects Fortuno et Ellahee avaient été pris en photo portant des uniformes de police. Interrogés, ils ont confié à la CID que le policier Jheelan leur aurait remis ces uniformes. Ils devaient s?habiller en policiers pour faciliter l?enlèvement d?un écolier fréquentant un établissement du Nord. Il était prévu, selon les suspects Fortuno et Ellahee, que le policier Jheelan réclamerait une rançon de Rs 500 000 aux parents. Pour leur participation dans cette affaire, ils auraient obtenu Rs 250 000.
Ils ont expliqué en détail, dans leur déposition, comment le lundi 29 janvier 2007, ils se sont retrouvés dans un champ de cannes avant de tenter de commettre un kidnapping dans une école d?un village du Nord. Le policier Jheelan leur aurait procuré les uniformes dans ce même champ.
Hier, à 10 h 45, la CID de Terre-Rouge a conduit le policier Jheelan au tribunal de Mapou. Une vingtaine de minutes après, il a été appelé dans le box des accusés. Me Viren Ramchurn, avocat dont les services ont été retenus par les parents du policier, a présenté une motion devant la magistrate Meena Ramkaun pour que son client soit libéré sous caution.
Entraînement dans les cannes
Le police prosecutor, l?inspecteur Mumtaz Ally Chamroo, a informé la cour qu?il ne pouvait encore dire si l?enquête était bouclée et si les enquêteurs objectaient à cette motion. La magistrate a alors fixé la date du lundi 30 avril pour les débats sur la motion. En attendant, le policier Jheelan reste en cellule policière.
Avant sa comparution devant le tribunal, le suspect a été conduit à son domicile pour une perquisition. Les enquêteurs de la CID ont saisi dans sa voiture six uniformes de la police mauricienne, un cap (casquette de police), un couteau, deux fausses plaques d?immatriculation pour voiture et le film compromettant, contenant des images de l?exercice dans un champ de cannes avec les suspects Fortuno et Ellahee. Si la présence de ces six uniformes peut être considérée comme normale, vu que le policier a pu les accumuler durant ses années de service, le cap suscite bien des interrogations.
Le policier Jheelan a été interrogé pendant plus de quatre heures en fin d?après-midi, hier. Selon sa version, cette affaire a été montée de toutes pièces par les deux autres suspects avec lesquels il aurait eu des démêlés. Quand il a été question des pièces à conviction saisies dans sa voiture, le suspect Jheelan a déclaré ignorer leur provenance.
Le policier Jheelan compte une dizaine d?années de service dans la police. Il a été appréhendé sur son lieu de travail au Prosecutors? office district headquarters d?Abercrombie, à Ste-Croix, mercredi en fin d?après-midi. Des procédures ont été enclenchées pour qu?il soit suspendu de ses fonctions.
La CID poursuit son enquête pour savoir qui est le cerveau dans cette affaire.
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