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Spectaculaire remontée de Ségolène dans les sondages
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Spectaculaire remontée de Ségolène dans les sondages
Nicolas Sarkozy recueillerait 51 % des voix au second tour de la présidentielle et Ségolène Royal, 49 %, selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, Le Figaro et LCI, publié avant-hier. Un électeur interrogé sur cinq ne s’est pas prononcé.
Il s’agit du plus faible écart entre les deux candidats, dans les sondages publiés depuis le premier tour. Les six précédentes enquêtes créditaient M. Sarkozy de 52 % à 54 % des voix, contre 46 % à 48 % pour Mme Royal. Selon l’enquête du jour, seules 25 % des voix de François Bayrou se reporteraient sur le candidat de l’ Union pour un Mouvement Populaire (UMP) contre 46 % sur la candidate du PS, le reste des électeurs du candidat de l’ Union pour la Démocratie Française (UDF) n’exprimant pas d’intentions de vote. Nicolas Sarkozy obtiendrait en revanche les faveurs de 62 % des électeurs du Front national. Mme Royal pourrait pour sa part compter sur le report de 78 % des voix d’Olivier Besancenot.
Alors que 57 % des électeurs de Nicolas Sarkozy disent vouloir manifester par leur vote leur soutien au candidat, c’est le cas de moins de la moitié des électeurs voulant voter pour Mme Royal : 54 % de ceux qui soutiennent la candidate socialiste le font par refus du candidat UMP.
<B>Sarkozy dénonce le “front commun des haines”</B>
Nicolas Sarkozy a dénoncé avant-hier soir le “front commun des haines” que cherchent, selon lui, à constituer la gauche et l’extrême-gauche contre sa personne à l’approche du second tour de l’élection présidentielle.
“La vraie question ce n’est pas à quoi ils veulent s’opposer mais à qui”, a lancé le candidat de l’UMP devant plus de 8 000 personnes réunies au Zénith du Grand-Quevilly, fief de l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, près de Rouen.
“Le Parti socialiste rêve d’un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, non contre mes convictions, non contre mes propositions, mais uniquement contre ma personne”, a-t-il poursuivi.
Le “seul projet” de la gauche et de sa candidate Ségolène Royal, “c’est la diabolisation”, a accusé l’ancien ministre de l’Intérieur. “On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme. Ce front commun-là, la France n’en a pas besoin”.
<B>© Le Monde 2007</B> Distribué par The New York Times Syndicate</I>
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