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Dans notre courrier
Un athlète pour pouvoir progresser dans sa discipline doit établir une relation de confiance avec son entraîneur. Cette relation ne se construit pas en 3 mois !
En demandant aux jeunes athlètes de signer la charte, d’interrompre leur ligue de cross en particulier, c’était en fait leur demander d’abandonner, en quelque sorte de trahir l’entraîneur qui depuis des mois, parfois plus, est aux côtés de ce jeune, l’entraînant, l’encourageant et le motivant.
Dans le sport, il ne faut pas oublier ce qu’est un athlète : non pas un objet dont une fédération dispose à son goût – mais un être avec des sentiments, des sensibilités et surtout un esprit et une attitude morale importante pour sa vie future.
Dans le cas du triathlon, cela faisait plus de trois ans que l’on nous promettait un entraîneur et si les athlètes avaient dû attendre trois ans pour commencer à s’entraîner, la fédération aujourd’hui n’aurait eu aucune médaille aux Championnats d’Afrique.
Cette même fédération aurait dû se montrer humble, remercier, reconnaître tous ces entraîneurs – issus des fédérations d’athlétisme, de natation et du cyclisme – qui ont oeuvré pour produire aujourd’hui ses triathlètes et aurait dû comprendre que, de ce fait, les jeunes athlètes ne pouvaient pas du jour au lendemain signer une charte qui était contraire à leurs valeurs morales.
La fédération et le DTN n’ont malheureusement pas voulu entendre leur appel et ont préféré les exclure et leur faire comprendre jusqu’à ce jour que si l’on ne se soumet pas et si l’on ose exprimer ses sentiments, ses frustrations, on risque des sanctions, ce qui a d’ailleurs poussé M. Sénézan à se rétracter.
Finalement, je ne crois pas qu’il soit bon pour l’ensemble du triathlon que les polémiques continuent. Chacun a pu dire à sa façon ce qu’il ressent. Oublions et recommençons sur de bonnes bases pour le bien de nos jeunes sportifs.
Sachez enfin que pour m’exprimer, je n’ai jamais eu besoin de prête-nom et pour reprendre vos classiques en mettant une petite note d’humour, je ne signerai pas Hidalgo mais Don Quichotte alias Sandrine de Falbaire.
<B>Sandrine de FALBAIRE</B>
<B>NDLR : </B>
En ce qui nous concerne, cette lettre vient mettre fin à la polémique entre les jeunes triathlètes et la Fédération mauricienne de triathlon. Comme le précise Sandrine de Falbaire dans son courrier, “chacun a pu dire à sa façon ce qu’il ressent” et “pour l’ensemble du triathlon, il n’est pas bon que les polémiques continuent”.
Nous le pensons aussi.
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