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La mère de Nischaye et son concubin accusés d?assassinat

24 avril 2007, 00:00

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Les choses se corsent pour Manishabye Buddea et Khoosoomul Rosseawon (la mère du petit Nischaye, mort samedi, et son compagnon). Depuis hier matin, quand ils ont comparu devant le tribunal de Mahébourg, ils sont accusés provisoirement d?assassinat. Une charge qui vient se substituer à celle sous laquelle ils avaient été arrêtés mardi dernier, soit ?illtreating a child?. Tous deux clament leur innocence.

Nischaye Buddea, 16 mois, est décédé à 18 h 30 samedi, à la suite d?une hémorragie cérébrale provoquée par de violentes secousses, selon le rapport d?autopsie rédigé par le Dr Satish Boolell. Il avait été transféré aux soins intensifs de l?hôpital Victoria le dimanche 15 avril, après avoir, au préalable, été conduit à la clinique de Lorette, Curepipe. Selon Khoosoomul Rosseawon, Nischaye aurait fait une chute du lit alors que sa mère, Manishabye Buddea, était sur son lieu de travail.

Il est 11 heures hier lorsque l?huissier appelle les noms de Khoosoomul Rosseawon et Manishabye Buddea, représentés par Mes Ashveen Gopee et Jenny Mooteealoo. Le police prosecutor, l?inspecteur Logaretnon Veerabudren devait alors informer le magistrat Denis Moutou qu?une nouvelle accusation allait être logée contre eux. Les accusés l?ont, eux, appris une dizaine de minutes plus tard.

Me Mooteealoo a présenté une motion au début de l?audience pour que l?accusation provisoire d?assassinat contre sa cliente soit réduite. Cela, dit-elle, vu les éléments qu?ont les enquêteurs de la police dans cette affaire. Khoosoomul Rosseawon, lui, a déclaré à la cour qu?il n?a rien à dire et qu?il avait tout dit dans sa déposition. Il a donc clamé son droit au silence. Une motion pour la remise en liberté sous caution des deux suspects sera présentée devant le tribunal jeudi.

Manishabye Buddea a rencontré Khoosoomul Rosseawon, aussi connu comme Sanjiv, en octobre 2006. Cet homme de 36 ans, qui travaille à temps partiel pour la compagnie Tech-tonic, s?est présenté chez elle un après-midi pour vendre des articles. Manishabye Buddea, 24 ans, customer care agent chez Equity, à l?aéroport, lui en achète.

?Get byen ki to pe fer?

Ils finissent par mieux se connaître et alors que lui se rend compte qu?elle est seule avec un enfant, elle apprend qu?il est divorcé et a deux fils en bas âge. Les enfants, soutient-il, habitent avec leur mère. Mais Manishabye découvre ce qu?il en est réellement lorsqu?elle va habiter sous son toit, à Gros-Billot, peu de temps après. Khoosoomul Rosseawon est en fait en instance de divorce et ses deux fils vivent sous son toit.

La mère et la s?ur de Manishabye, Bhagwantee, 55 ans, et Kamini, qui étaient présentes avec d?autres proches en cour hier, confient que dès le départ, elles l?avaient mise en garde : ?get byen ki to pe fer?, lui avaient-elles dit. En décembre de la même année, Nischaye a eu les deux jambes plâtrées et l?épaule droite déboîtée. Il est alors placé dans un abri du ministère de la Femme et Manishabye arrêtée par la police, puis libérée sous caution. Mais en début d?année, elle a pu récupérer son fils.

Les deux femmes sont convaincues d?une chose : ?Manisha pa finn kapav bat son zanfan. Dan lakour isi, mem so gran neve zame li finn bate. Li enn mama ek li konn soufrans enn zanfan.? Elles n?en sont pas moins révoltées face à la mort de celui qu?elles appelaient affectueusement Abhey ou encore ?grolazou?.

Les funérailles de Nischaye Buddea ont eu lieu dimanche . Il a été inhumé au cimetière d?Union Park. La Criminal Investigation Division de Rose-Belle, menée par l?inspecteur Goolaup, enquête sur cette affaire.

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