Publicité
Allô Psy
Je suis d?une timidité maladive qui empire de jour en jour. Je suis dépressive et sombre peu à peu dans la paranoïa : je ne sors plus de chez moi, j?entends des voix qui me fatiguent et je suis terriblement anxieuse. De plus, je n?arrive pas à m?ouvrir aux autres.
Rajini.
Après avoir parcouru votre lettre et en m?appuyant sur la description de votre état psychique, je dirai que vous souffrez de symptômes schizophréniques (repli sur soi, paranoïa, hallucinations auditives, dépression, sentiments d?inutilité et de persécution). Ils apparaissent plus fréquemment à l?adolescence. Les formes de début sont très variées. En général, on considère la schizophrénie comme un trouble résultant d?une interaction entre une vulnérabilité biologique et psychologique d?une personne et le stress associé à son environnement.
Dans beaucoup de cas, la schizophrénie est précédée par des « états schizoïdes » qui permettent encore à l?individu de mener une vie quasi normale en apparence, et qui ne constituent qu?une accentuation des particularités de son caractère. Ces signes sont souvent interprétés par les parents comme des traits de mauvais caractère.
La personne a des difficultés à se concentrer. Ces déficits appelés « cognitifs » sont souvent présents dès le début de la maladie et diminuent la capacité de la personne à réagir à son milieu de façon appropriée. Surgissent alors des troubles affectifs (isolement, désintérêt, retrait affectif?) associés à une baisse de l?élan vital et de l?activité mentale.
Il en résulte un repli sur soi, ou au-tisme, avec apparition de fantasmes délirants ou hallucinatoires. On peut y trouver des troubles de l?initiative et de la réalisation pratique (apathie, indécision), des difficultés au niveau des relations et de la communication sociale.
Une approche psychothérapeutique, menée en complément avec la prise de médicaments, améliore de façon tout à fait significative l?adaptation sociale et la qualité de vie des personnes souffrant de schizophrénie.
Ces patients ont besoin d?un soutien psychothérapeutique qui les aidera à accepter leur maladie et à affronter les effets de celle-ci sur leur vie sociale et professionnelle. Cela les motivera également à poursuivre les différents traitements nécessaires. Il ne s?agit pas là d?une psychothérapie en « profondeur », qui bousculerait les défenses déjà fragiles de la personne, mais d?une psychothérapie centrée sur le réel et les difficultés concrètes de la personne.
Publicité
Publicité
Les plus récents