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Le fils de Manee Chocalingum déguise son meurtre en vol

1 mars 2007, 00:00

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Sen Chocalingum aurait maquillé le meurtre de sa propre mère en vol, exécuté en plein cyclone. Il explique son geste par le fait qu’il était mal “considéré” par sa famille. Il estimait qu’il était l’enfant ayant le moins réussi dans la vie, contrairement à ses frères et sœurs, d’où la faible estime que lui vouait sa mère. A 55 ans Sen Chocalingum était employé comme timekeeper au Vacoas Health Office. C’est ainsi, avance la police, qu’il aurait voulu se venger. Il a été arrêté hier. Il aurait étranglé sa mère au domicile de cette dernière à Pamplemousses avec la complicité d’un ami.

L’arrestation de Sen Choca-lingum fait suite à une enquête de longue haleine menée par la Major crime investigation team (MCIT), sous la supervision des inspecteurs Jokhoo et Gérard. Ils ont arrêté un premier suspect, mardi.

Il s’agit de Madunlall Noyan, un aide maçon de 37 ans. Longuement interrogé, ce dernier est passé aux aveux. Il a incriminé Sen Chocalingum, le fils aîné de la victime en le désignant comme l’instigateur de cette agression mortelle. “Mo ti trap lipie madam la. Ler la Sen ti pe trangle li”, a-t-il déclaré aux enquêteurs. L’agression a été commise dans la nuit de vendredi à samedi, alors que le pays était en alerte cyclonique.

Manee Chocalingum, 73 ans, a été retrouvée gisant inerte dans son lit. Le Dr Satish Boolell, Chief police medical officer a attribué le décès à une asphyxie due à la strangulation. Des marques de compression ont été relevées au niveau du cou.

Barreau scié

La police avait dans un premier temps privilégié la thèse d’un cambriolage qui a mal tourné. D’ailleurs, au lendemain du meurtre, Sen Chocalingum avait indiqué à l’express, qu’un des barreaux d’une fenêtre avait été scié. Il avait ajouté que sa mère avait probablement eu affaire à des voleurs entrés par effraction.

Les limiers de la MCIT écartent maintenant la thèse de vol et le soupçonnent d’avoir, lui-même, scié l’un des barreaux d’une des fenêtres de sa mère pour faire croire qu’elle avait été malmenée par des voleurs. L’enquête menée a conclu qu’il n’y a pas eu effraction. Le meurtre aurait été déguisé.

Les premières informations recueillies par les enquêteurs indiquent que Sen Chocalingum se serait senti marginalisé par ses proches. Issu d’une famille de six enfants, quatre fils et deux filles, Sen Chocalingum n’était pas d’accord que ses frères et sœurs soient mieux considérés par leur mère. Arrêté par les limiers de la MCIT, hier matin, le suspect a nié les accusations portées contre lui.

Le suspect et son complice ont comparu en cour de Mapou, hier, sous une charge provisoire d’assassinat. La police ayant objecté à leur remise en liberté, ils ont été reconduits en cellule policière jusqu’à leur prochaine comparution, le 7 mars.

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