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Le démissionnaire Khodabocus se dit une victime politique

29 décembre 2006, 00:00

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Il se dit révolté et dégoûté. Et a, hier, claqué la porte de la National Housing Development Company (NHDC). L?ancien directeur général et l?actuel Chief Operations Manager, Ehsan Khodabocus, y était employé depuis 15 ans, mais il rend les armes après un long bras de fer avec sa direction.

Ehsan Khodabocus a soumis sa lettre de démission hier. Sollicité pour une déclaration, le ministre du Logement, Asraf Dulull, dit préférer être mis au courant des faits avant de commenter cette démission. Le président de la NHDC, Asutosh Gunput, et le directeur général, Shameem Peerally, étaient pour leur part indisponibles hier pour un commentaire.

Ehsan Khodabocus se dit, lui, victime et marginalisé à cause des ?prétendues affinités politiques?. On lui reproche, selon lui, une ?proximité avec l?ancien Premier ministre, Paul Bérenger. Pour cela, j?ai eu à subir toutes sortes de pressions et cet acharnement a trop duré. Je préfère partir que de travailler dans un environnement malsain. Je suis quand même un professionnel et les bassesses subies m?indignent?.

?Je dois me faire discret?

Il trouve encore plus inacceptable qu?il soit accusé d?être partisan alors qu?il a travaillé sous plusieurs gouvernements en tant que fonctionnaire. ?Je n?étais qu?un fonctionnaire qui a toujours été fidèle au gouvernement du jour. C?est à ce titre qu?en tant que directeur général ? certes nommé sous l?ancien gouvernement ? j?ai fait mon travail. Pour d?autres, dont un groupe de personnes et non des moindres au PTr, j?étais devenu un nominé politique. C?est terriblement injuste.?

Du coup, dit-il, ses qualités professionnelles sont reléguées au second plan. ?C?est malheureusement la politique qui a eu le dernier mot. Déjà, j?étais forcé dès le changement de gouvernement de céder ma place de managing director pour un poste de general manager qui a ensuite été remanié pour devenir le Chief Operations Manager. On m?a répété souvent et ce, depuis un an, que ma présence au sein de l?organisation était indésirable.?

Dans une correspondance adressée à Asutosh Gunput le 16 novembre, il évoque le fait que l?accès aux lettres ou e-mail reçus portant sur des sujets sensibles lui est interdit. En outre, en l?absence du managing director, il lui incombe d?assumer les responsabilités de l?organisme mais tel n?aurait pas été le cas. La direction lui demande également, écrit-il à son président, de ne pas apposer sa signature sur des documents du conseil d?administration, qu?il a préparés. Ceux-ci doivent être signés par le directeur général, Shameen Peerally. Il a également été averti de ne plus participer aux exercices d?appel d?offres et aux exercices d?évaluation. ?Pire, je ne peux exercer aucune de mes responsabilités administratives. Je dois me faire discret pour les cérémonies officielles et ne pas rencontrer les personnalités importantes dans les fonctions. Sans compter que des allégations gratuites sont faites à mon égard.?

Exaspéré, il estime avoir quand même fait des compromis et essaie de négocier avec la direction, mais il n?y parviendra pas. Ehsan Khodabocus salue cependant les tentatives de son président, Asutosh Gunput, pour dégeler la situation.

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