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“Les caprices d’un fleuve”(de Bernard Giraudeau)3
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“Les caprices d’un fleuve”(de Bernard Giraudeau)3
En 1786, exilé par le Roi à la suite d’un duel, Jean-François de La Plaine devient gouverneur de Port-Saint-Louis, comptoir français de l’Afrique de l’Ouest, sur une côte maritime balayée par l’alizé, au débouché d’un fleuve majestueux. La Plaine considère d’abord sa charge avec détachement. Puis, grâce à une belle métisse, Anne Brisseau, il s’initie à la sensualité.
Mais il constate qu’autour de lui, l’hypocrisie et la corruption sont de règle et qu’à part ses seconds, Blanet et Combaud, qui aiment le pays, il est entouré de trafiquants et de marchands d’esclaves contre lesquels il est impuissant. Alors que mûrit lentement sa fascination pour l’Afrique, tout bascule pour lui quand il remonte le fleuve et rend visite à un roi local, qui lui offre une jeune esclave peule. Il la baptise Amélie et l’élève comme sa fille, ce qui choque son entourage, mais renforce ses liens avec Blanet et surtout Combaud, en outre passionné de musique comme lui.
Amélie supporte mal d’être déchirée entre deux mondes et s’enfuit. Jean-François se lance à sa recherche, malgré les conseils de prudence de Blanet. Il la retrouve et comprend combien désormais il lui est attaché. Les années passent. La Révolution a eu lieu en France mais l’esclavage est toujours aussi florissant (Monsieur Cinéma)
À PROPOS DU FILM
<B>Ces enfants d’esclaves qui ont conquis l’Europe</B>
Ce n’est pas World Movie, mais l’intention était bonne. On pourrait rappeler ici les nombreux enfants d’origine africaine-européenne, élevés en Europe, reconnus par leurs contemporains pour leurs talents, malgré le racisme de certains. Exemple : Le Chevalier de Saint-Georges, que l’on avait surnommé le Mozart noir, brillant escrimeur et musicien, dont on n’entend pas les œuvres aussi souvent que l’on pourrait souhaiter (mais des enregistrements existent).
Ou encore, George Bridgetower, brillant violoniste, contemporain de Beethoven qui lui dédia sa Sonate à Kreutzer, qu’ils interprétèrent ensemble, en public. Mais le compositeur, ayant changé d’avis à la suite d’une querelle avec Bridgetower, lui préféra le violoniste allemand, lequel n’interpréta jamais le morceau, le déclarant “injouable”. L’Angleterre, elle, a su reconnaître le compositeur Samuel Coleridge-Taylor, auteur, entre autres, de Hiawatha’s Wedding Feast.
Il faut mentionner aussi Alexandre Dumas, la reine Charlotte, épouse de George III et grand-mère de la reine Victoria, et d’autres encore, comme Alexandre Pouchkine, arrière-petit-fils d’Abraham Hanibal, un prince camerounais capturé par des esclavagistes au service des Ottomans et devenu le filleul de Pierre le Grand.
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