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Un lien entre chômeurs et firmes qui recrutent
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Un lien entre chômeurs et firmes qui recrutent
L?Empowerment Programme (EP) s?attaque au dysfonctionnement du marché de l?emploi. Il y a, en effet, inadéquation (mismatch) entre l?offre et la demande. La section «formation et placement» de l?EP a décidé de se pencher sur la problématique. L?objectif est d?établir un contact entre demandeurs d?emplois et entreprises qui cherchent de la main-d??uvre.
Des pans entiers de l?industrie font face à une pénurie de bras alors que le pays compte quelque 54 000 chômeurs. L?EP vise à former et à placer quelque 4 000 sans-emploi en entreprise chaque année pendant les prochains cinq ans. Quatre secteurs, le textile-habillement, la construction, les technologies de l?information et des communications (Tic) et l?hôtellerie, sont identifiés comme priorité.
L?Human Resource Development Council (HRDC) est au c?ur de projet. Il a la responsabilité de canaliser les chômeurs vers les opportunités d?embauche. Le HRDC travaille actuellement à l?élaboration d?une base de données à cet effet.
«Nous faisons un appel aux employeurs qui ont besoin de main-d??uvre pour qu?ils s?adressent à nous. Nous avons lancé des avis dans la presse pour recueillir des informations sur les postes vacants», affirme Vinod Seegolam, le directeur du HRDC.
Le HRDC opère à partir d?une liste de chômeurs compilée par le ministère de l?Emploi en collaboration avec l?université de Maurice. Celle-ci a développé un logiciel qui permet de dresser le profil des sans-emploi.
«Nous puiserons de cette base de données pour proposer des noms aux employeurs. Si une entreprise de construction cherche 20 ouvriers, nous lui proposons une soixantaine de candidats qui ont les aptitudes de base pour les métiers du bâtiment. Nous accordons à l?employeur une certaine liberté dans le recrutement», dit Vinod Seegolam.
Les candidats sont placés en entreprise pour une période probatoire d?une année. L?objectif est de leur permettre d?obtenir une formation sur le tas. Les stagiaires bénéficient d?une allocation mensuelle de Rs 3 000. L?EP contribue à hauteur de 50 % à cette allocation. L?employeur doit, lui, contribuer le reste. «L?entreprise peut payer plus si elle le souhaite», précise notre interlocuteur.
L?EP aide aussi les stagiaires qui ont besoin d?une formation formelle. Ils pourront suivre des cours dans des centres de l?Industrial and Vocational Training Board, dans les polytechniques du Management Trust Fund ou dans les 316 centres privés qui sont enregistrés par la Mauritius Qualifications Authority (MQA).
L?EP prend en charge les frais d?apprentissage à 60 % jusqu?à un maximum de Rs 3 000.
«Au bout d?une année, les stagiaires ont de bonnes chances de se faire embaucher sur une base permanente par l?entreprise. De son côté, le candidat est placé dans une activité pour laquelle il a des aptitudes et une certaine préférence. Il y a moins de risques qu?il ne délaisse le métier en question», souligne le responsable du HRDC.
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