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Trois policiers soupçonnés de complicité disculpés

2 octobre 2006, 00:00

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Sunkar Kokil, Deomohunsing Rambaruth et Kressoon Seegoolam, officiers affectés au poste de police de Vacoas, ont été disculpés vendredi en cour intermédiaire. Ils étaient accusés de complicité dans une arnaque visant à réclamer à une compagnie d?assurances des indemnités pour un faux accident. Mais l?accusation n?a pu établir qu?il y a eu intention criminelle.

Le 16 juillet 1999, Sunkar Kokil effectue une entrée dans le Diary Book du poste de police de Vacoas. Il déclare que lui et l?officier Rambaruth ont été mandés à la rue Berthaud, Vacoas, à la suite d?un accident impliquant une voiture de maître que conduisait un nommé Cassam Wohedally. La voiture serait entrée en collision avec un rocher. A 21 heures, l?officier Rambaruth enregistre une déposition du conducteur. Et le lendemain, après examen de la voiture, l?officier Seegoolam conclut, dans son rapport, que les dommages constatés sont récents. Cassam Wohedally devait ainsi réclamer des indemnités de Rs 405 000 à Lamco Internationale Insurance Ltd.

Toutefois, l?enquête devait démontrer que la voiture avait été complètement endommagée le 31 janvier 1999. Le propriétaire officiel, Pulmanan Aucharam, avait déjà été indemnisé par La Prudence mauricienne. Mais la voiture n?avait pas été réparée. Le 17 juin 1999, elle est vendue à Razia Beeharry et le 29 juin, elle est assurée chez Lamco pour Rs 435 000.

Interrogés, les trois policiers nient avoir aidé Cassam Wohedally à escroquer sa compagnie d?assurances. Dans sa version, l?officier Kokil déclare qu?à la suite de la déclaration d?accident de Wohedally, il s?est rendu sur les lieux. L?endroit, dit-il, était très peu illuminé et il y aurait trouvé des débris. Il dit ne rien savoir sur le premier accident et ignorer que Wohedally avait l?intention de commettre une telle arnaque. Le policier Rambaruth déclare, lui, n?avoir pas quitté la voiture de police sur le lieu de l?incident le 16 juillet. Il serait resté, avec Kokil, trois minutes sur place. L?officier Seegoolam maintient, lui, avoir examiné la voiture et que les dommages semblaient récents. Au cours du procès, le caporal Rughoobur affirme que la voiture n?a pas été réparée depuis le 31 janvier 1999. Un point que concède la défense.

Dans son jugement, le magistrat Nicolas Ohsan Bellepeau déclare que : ?I find that the charges of complicity against all three accused parties have not been established. Although as pointed out by state counsel, the versions contained in their statement may not be entirely convincing, in the absence of any evidence to the contrary, the evidence adduced shows that they acted within established police practice once the accident was reported to them by recording what was allegedly reported to them and what they had allegedly seen.?

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