Publicité

Hausse probable de Rs 15 à Rs 20 sur le gaz

2 octobre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La State Trading Corporation (STC) ne peut continuer à subventionner les produits pétroliers, indiquait, il y a peu, Rajesh Jeetah, ministre du Commerce et de l?Industrie. Ainsi, les subsides sur le gaz ménager devraient être sensiblement réduits avec l?inclusion, aujourd?hui, de cet item à l?Automatic Pricing Mechanism (APM). Pour le consommateur, cela devrait se traduire par une augmentation du prix de ce produit dans une fourchette de Rs 15 à Rs 20 pour la bonbonne de 12 kg.

C?est du moins ce qu?on laisse entendre dans les milieux proches de la STC et des compagnies pétrolières engagées dans le business du gaz ménager. Cette augmentation de Rs 300 à Rs 320 constituerait une hausse de 5 %. Elle est ?inévitable? devait indiquer, hier à l?express, un haut cadre de la compagnie Shell. Chez Total, on estime de même que la hausse se situera entre 4 % à 5 %.

Ainsi, hier, nombreux étaient les consommateurs qui ont eu quelques difficultés à s?approvisionner en gaz ménager, certains commerçants, ayant eu vent d?une probable hausse des prix, arguant qu?ils n?avaient que des bonbonnes vides dans leur entrepôt?

?Avec une inclusion du gaz ménager sous l?APM, il est logique que les prix vont augmenter immédiatement. Cependant, des baisses de prix sont à prévoir probablement vers janvier 2007?, devait préciser ce responsable de la compagnie Shell. Et d?expliquer que selon des informations dont dispose sa compagnie, il y aura de plus en plus de nouveaux gisements de gaz naturels qui seront exploités à travers le monde dans les mois à venir. ?Cela aura un impact sur la fourniture de gaz liquéfié utilisé à Maurice et sur les prix aussi.?

Entre-temps, la note aura été salée pour la STC, qui a dû payer le gaz ménager plus cher au fil des années tout en maintenant un prix relativement bas pour les consommateurs.

Cours mondiaux du pétrole en baisse

En 2003 la STC achetait le gaz ménager entre 60 et 70 dollars la tonne. Aujourd?hui, les prix sont près de neuf fois plus élevés, avec des pics à 720 dollars la tonne. Résultat, explique-t-on à la STC, les finances sont dans le rouge avec des pertes cumulées avoisinant Rs 1 milliard.

Sans les subsides du gouvernement, le gaz aurait dû se vendre jusqu?à Rs 390 la bonbonne de 12 kg, mais ces subsides ont été, pour la STC, ?un boulet? qu?elle a dû traîner au fil des années avec un manque à gagner de plus de Rs 300 millions, seulement pour l?item gaz ménager.

C?est dans un tel contexte que le gouvernement a dû libéraliser les prix du gaz industriel. Les prix ont augmenté, mais ils ont aussi subi des baisses. La consommation de gaz ménager est de 40 000 tonnes à Maurice. 20 000 tonnes sont utilisées dans le secteur industriel.

D?autre part, le comité sur l?APM qui se réunit aujourd?hui devra également étudier les prix du diesel et de l?essence. Le maintien des prix actuels n?est pas à écarter, soit Rs 37,55 pour le litre d?essence et Rs 32,75 pour le litre de diesel. Mais dans les milieux proches des compagnies pétrolières, l?on estime qu?une baisse ?symbolique? des prix des produits pétroliers est également possible. Elle pourrait être de 50 sous à Re 1.

Les cours de ces produits étant en chute libre ? 60 dollars le baril contre 79 dollars en août ? la tendance mondiale est à la baisse. Selon les dernières analyses d?experts mondiaux du secteur, au vu des données géopolitiques, climatiques et économiques, le prix du baril pourrait tomber à 50 dollars en fin d?année. Ils avaient précédemment prévu une hausse des cours du pétrole au début de cette année et évoqué la barre des 100 dollars le baril pour fin 2006.

Le Centre for Global Energy Studies ne croit pas à un maintien du baril à 60 dollars ?Un plus ample repli est probable?, prévient-il dans son récent rapport mensuel publié à Londres.

La fin de la guerre au Liban, la détente sur le programme nucléaire iranien, une météo plutôt clémente dans le golfe du Mexique, le très bon niveau des stocks américains, la reprise de la production de British Petroleum en Alaska sont mis en avant. Toutefois les experts notent que les prix sur les contrats de livraison à moyen terme restent élevés, bien que la demande de brut ait fortement ralenti et la croissance économique n?ait pas diminué.

Publicité