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Port-Louis, racontée par ses citoyens d?honneur?

7 septembre 2006, 00:00

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Trois citoyennetés d?honneur attribuées à trois personnalités qui travaillent et ont travaillé à ?améliorer la qualité de la vie des citoyens,? comme dit le lord-maire, Reza Issac. Une distinction conférée au Premier ministre Navinchandra Ramgoolam, à l?évêque de Port-Louis, Monseigneur Maurice Piat, et, à titre posthume, à sir Satcam Boolell, hier soir à la mairie de Port-Louis. Distinction reçue ?avec beaucoup d?émotion? par le PM, très sobrement par l?évêque de Port-Louis et ?avec beaucoup de fierté? par le fils de SSB, Satyajit Boolell.

Port-Louis, dit Navin Ramgoolam, n?est plus ce qu?il était, il a changé de visage, il a subi l?influence du temps. Port-Louis qui reflète toujours ?notre indiscipline.? Mais ?Port-Louis (qui) vit au rythme de la mondialisation, sous tension?, rappelle-t-il. Pour répondre à cette évolution, des caméras de surveillance seront bientôt installées pour renforcer la sécurité, annonce le PM. Cela pour faire en sorte que Port-Louis reste un endroit où il continue de faire bon vivre. Pour que Port-Louis devienne cette ?ville de souvenirs et de projets d?avenir.?

Monseigneur Piat, très lyrique, partage l?avis du PM sur le changement qu?a subi la capitale. Parlant de Port-Louis ?avec beaucoup de tendresse?, l?évêque raconte qu?il aime se promener sur les pentes de la Montagne des Signaux à la nuit tombante. De là, il peut apercevoir ?le port, le poumon de notre pays avec ses fiers portiques tournés vers l?océan, le centre nerveux du pouvoir politique, le quartier des affaires (?) les bureaux du quatrième pouvoir où l?on veille au grain (petit sourire du PM).

Critiques voilées

L?évêque de Port-Louis dit son incompréhension face à l?impuissance des pouvoirs ? politiques et religieux ? devant les fléaux comme la drogue, le sida, l?échec scolaire, les enfants de rue, les clochards et les prostituées, dans cette ville qu?il a fait sienne. Port-Louis tient toujours, d?après Monseigneur Piat, grâce à l?amour qui unit les gens, grâce au dévouement des éducateurs de rue (?que n?ont plus les moyens nécessaires à leur action?), aux travailleurs sociaux et grâce à ces hommes politiques ?qui ne se contentent pas de servir leur clan ou de gérer leur popularité pour se maintenir en place coûte que coûte mais qui s?attellent à gérer le bien commun quoi qu?il en coûte à leur popularité.?

Clin d??il au gouvernement, après quelques critiques à peine voilées (échec scolaire, éducateurs de rues, drogue etc) ? En tout cas, l?évêque de Port-Louis évoque aussi les présents défis. Ce port, d?où l?on voit le large qui invite Maurice à quitter ?le confort des protections éphèmères et à entreprendre le voyage de la vie adulte avec ses opportunités et ses risques? .

Dans ses écrits, Sir Satcam Boolell parle aussi du changement subi par sa ville.C?est ce que raconte son fils Satyajit. Sir Satcam relatait aussi les modifications du paysage de sa cité, faisant écho aux bouleversements de sa propre vie.

Mais, malgré tous les défis auxquels a fait face Port-Louis, la ville lui apparut toujours comme le c?ur de la démocratie. Port-Louis, où ?lui qui pensait à un moment qu?il n?allait jamais vieillir?? avait décidé de lutter pour se tenir droit, en observant la même Montagne des Signaux.

DÉCLARATIONS

Le PM répond aux questions

Interrogé sur l?absence de l?opposition à la conférence qu?ont donnée les quatre représentants de la Banque Mondiale, hier, Navin Ramgoolam estime que ?c?est une preuve qu?ils pensent tout savoir, preuve de leur arrogance. Cela prouve aussi qu?ils sont dépassés.? Le PM s?est par ailleurs montré avare de commentaires concernant l?affaire Cehl Meeah. Interrogé sur la confirmation de la demande d?asile de ce dernier, Ramgoolam réplique ?apparemment?, ironisant sur l?hypothétique excuse de manque de liberté religieuse à Maurice. Concernant les allégations contre le SP Raddhoa, il affirme qu?il existe une Commission des droits de l?homme et qu?aucune décision ne peut être prise s?il n?y a pas de preuve contre une personne. Réagissant à ?l?ultimatum? de Harish Boodhoo, eu égard aux victimes de la vente à la barre, Navin Ramgoolam réplique qu?il fait ce qu?il doit faire et qu?il ne ?répond pas aux ultimatums.? Pour ce qui est de ses critiques envers la presse, le PM les maintient en précisant qu?il n?a rien ?contre les opinions. Je les apprécie au contraire.? La Media Commission viendra en temps et lieu, ajoute le chef du gouvernement. Sollicité pour un commentaire concernant la nouvelle association de journalistes, le PM s?est contenté de sourire?

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