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Candorado Ltd investit Rs 300 millions dans une usine de traitement

6 septembre 2006, 00:00

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Située à Mer-Rouge, l?usine aura, dans un premier temps, une capacité de traitement de 20 tonnes de poissons par jour pour ensuite passer à une production supérieure. Les produits seront exportés vers l?Europe, le Japon et Dubayy. Une partie sera mise en vente sur le marché local.

Les commandes pour les équipements ont déjà été placées afin que l?usine puisse entrer en opération dans les meilleurs délais possibles. Elle devrait offrir de l?emploi à quelque 300 personnes. Candorado Ltd compte aussi avoir une unité de production à Rodrigues, ce qui devrait aider à la création d?une centaine d?emplois.

Candorado Ltd opère dans le secteur de la pêche depuis quatre ans. Elle possède deux bateaux d?une capacité de 50 tonnes et 15 tonnes respectivement pour la pêche au thon, à l?espadon, entre autres.

L?entreprise a décidé de diversifier ses activités dans le seafood. Ce qui explique ce partenariat avec le groupe d?Afrique de l?Est qui compte plus d?une quinzaine d?expérience dans le secteur de la pêche. Le partenaire africain possède des usines similaires au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.

D?autres investissements sont à prévoir dans le secteur du seafood, avec notamment la création de deux autres usines de traitement. Celle de la société française Saumarine Ltd, qui s?active actuellement à mettre en place son usine. Mer des Mascareignes, joint-venture d?Ireland Blyth Ltd (IBL) et la société réunionnaise Sapmer, investiront Rs 160 millions dans une usine de traitement de poisson et d?autres produits de mer à forte valeur ajoutée. Elle devrait entrer en opération au cours du premier semestre de l?année prochaine.

Il y a aussi Thon des Mascareignes, autre usine de IBL, qui compte s?unir à une compagnie espagnole dans un projet de traitement de thon à haute valeur ajoutée. Le thon sera mis en pots de verre pour l?exportation. Une délégation de la compagnie espagnole est attendue d?ici la fin du mois pour finaliser les modalités de l?entrée en opération de la nouvelle compagnie prévue pour le début de l?année prochaine.

<B>Un vent de panique</B>

L?usine de la compagnie Hassen Taher Seafoods Mauritius Ltd pour le traitement du poisson sera prête en mars 2007. Sa capacité de production sera de deux tonnes de poisson par jour pour l?exportation. Une partie des équipements est déjà arrivée. L?usine sera alimentée en matières premières par les trois nouveaux bateaux que la compagnie se propose d?acheter et ses bateaux existants.

La compagnie britannique Ripple Fish International Ltd (RF) compte investir Rs 2,5 milliards dans le développement de l?aquaculture. La première étape du projet de RF concerne la construction d?une usine dans la zone du port franc pour le traitement des anguilles. Au cours de la première année d?opération, une centaine de personnes trouveront de l?emploi. Quelque 1 300 tonnes de produits finis seront exportés vers des pays d?Asie et d?Europe. Les prochaines étapes concernent le traitement de crabes et d?abalone.

Toutefois, un vent de panique a soufflé sur bien de producteurs engagés dans le traitement des produits de mer. Une équipe d?inspecteurs du Food and Veterinary Office de l?Union européenne (UE) a visité Maurice en janvier pour faire une évaluation du système de contrôle sanitaire et des conditions de production de poisson et des produits dérivés exportés vers le marché européen. Les recommandations de l?ébauche du rapport de la mission de l?UE comprenaient des mesures de contrôle et de législation. Un plan d?action a été établi pour l?application des recommandations.

?Maurice a frôlé la catastrophe car il existait une réelle menace de la Commission européenne pour imposer une interdiction sur le poisson exporté par Maurice sur le marché européen. Cela aurait évidemment eu un effet adverse sur Maurice, particulièrement à un moment où beaucoup d?accent est mis sur le développement du secteur seafood?, explique Danielle Wong, directrice de la Mauritius export processing zone association (Mepza).

?Mais toute est en bonne voie maintenant. Le gouvernement a pris des engagements pour l?application des recommandations de William Marsman, expert étranger en contrôle phytosanitaire et vétérinaire. Les exportations ne sont pas bloquées. Certaines compagnies attendent tout simplement les autorisations de l?UE pour pouvoir exporter?, affirme la directrice de la Mepza.

À l?instar d?Agimex Mauritius Ltd, qui achète du poisson frais, le découpe en filets et l?exporte sous vide. Une équipe de vétérinaires a visité l?usine il y a une dizaine de jours. ?Ils ont vu les normes de production. Nous sommes prêts à fonctionner mais nous sommes coincés en attendant le feu vert de Bruxelles. Les agréments de l?UE pour l?alimentation sont très stricts?, avance Patrick Letrouit, directeur d?Agimex Ltd.

Alain Lenoir, directeur de Marlin Exports d?ajouter : ?Le ministre Arvind Boolell a bien compris le problème au sujet d?avoir d?autorités compétentes pour la certification. Des actions immédiates ont été prises pour remédier à la situation pour une complète réorganisation du service vétérinaire mauricien.?

Le directeur de Marlin Exports espère que Bruxelles réagira favorablement aux mesures prises afin que l?entreprise puisse exporter ses produits.

?Nous avons fait de gros investissements dans une nouvelle usine qui respecte toutes les normes de qualité établies par l?UE. Avec de telles mesures prises, les autorités vétérinaires seront reconnues comme ayant l?expertise nécessaire pour garantir à Bruxelles que les entreprises peuvent exporter selon les critères établis?, conclut-il.

EXPANSION

<B>Création d?emplois</B>

■ Les investissements dans le secteur ?seafood? totalisent Rs 3 milliards, avec Rs 1,5 milliard seulement pour la période 2004-2006, notamment Thon des Mascareignes, Mauritius Freeport Development Co Ltd, Froid des Mascareignes et la compagnie malaisienne MTC Seafood Ltd. Les nouveaux projets envisagés dans les deux à trois ans à venir devraient permettre la création de 3 000 emplois additionnels à moyen terme.

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