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La famille Mir pas autorisée à contester la décision du DPP

3 août 2006, 20:00

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Abdul Rashid et Mohamed Ashraf Mir, père et oncle de Mujeeb Mir, de même qu?Oomathsingh Ramgoolam, ne pourront contester la décision du Directeur des poursuites publiques (DPP) au conseil privé. Celui-ci n?avait pas objecté à la remise en liberté sous caution des quatre meurtriers présumés de Mujeeb Mir.

Ces proches de la victime avaient sollicité l?autorisation de la Cour suprême pour contester, au conseil privé, l?attitude du DPP. Le Senior Puisne Judge Bernard Sik Yuen et le juge Paul Lam Shang Leen ont rejeté hier leur demande, disant qu?elle ?cannot serve any practical purpose if granted?. Ils observent que la famille de la victime mérite une profonde sympathie pour la perte de leur proche.

?Rigors of criminal justice?

Si, notent-ils, leur demande peut être considérée pour s?assurer que les assassins présumés de Mujeeb Mir ?be made to suffer nothing less than the full rigors of criminal justice may be morally justified and is certainly understandable?, ces éléments ne leur donnent pas un locus standii pour demander une révision judiciaire de la décision du DPP. Ils ont ainsi rejeté la demande.

Le meurtre avait été commis en 2005. La victime, un homme d?affaires de 34 ans, originaire du Cachemire, dirigeait la compagnie Cottage Industry qui comprend les magasins hors taxes Etoile d?Orient. Il avait été roué de coups puis transporté dans le coffre de sa propre voiture à un sentier à La Salette à Grand-Baie. Là, il a été de nouveau passé à tabac et écrasé sous les roues de sa voiture. Ses agresseurs ont ensuite mis le feu au véhicule, dans une tentative de calciner le corps alors que Mujeeb Mir luttait encore pour survivre.

Prabhakar Takah, Digbeejaye Koonjul, Sanjeev Mungrah et Ajay Dookhee sont arrêtés le 31 janvier 2005 dans le cadre de ce meurtre. Après une enquête préliminaire devant le tribunal de Mapou, le magistrat défére les quatre suspects aux assises, le 19 janvier 2006. Ils sont conduits en prison, en attendant leur procès.

Le 21 mars 2006, au cours d?une audience devant cette instance, Digbeejaye Koonjul et Sanjeev Mungrah, alors en détention depuis 14 mois, réclament leur remise en liberté sous caution. Le DPP n?objecte pas. Ils sont libérés contre une caution de Rs 200 000 et un engagement de Rs 1 million chacun. Peu après, le juge en référé est sollicité pour le même motif par Prabhakar Takah et Ajay Dookee. Le DPP n?ayant aucune objection, ils sont libérés sous caution le 24 mars 2006.

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