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Remous au sujet du dispensaire
Trois ans de lutte des habitants de Saint-Julien-Village tombent à l?eau. A leur grand étonnement, le Community Health Centre (CHC) vient d?être transféré de la route Royale au centre du village à un endroit éloigné, à Pulton Road.
Pourtant, quelque 300 personnes du village sont descendues dans la rue le 11 juin pour faire front contre une telle décision. Une Task Force et un comité organisateur contre ce transfert ont même été mis sur pied. ?Pulton Road n?a que 12 pieds de large et deux voitures ne peuvent se croiser. En période de coupe, des camions transportant quelque 8 000 tonnes de canne à sucre empruntent cette route et il n?y a même pas des trottoirs. Il n?y aura aucune sécurité pour les patients?, explique Subhas Jagmohansingh, porte-parole de la Task Force.
Selon les habitants, le CHC a occupé le bâtiment de la route Royale pendant plus de cinquante ans. Ils déplorent qu?ils doivent maintenant parcourir une distance de deux kilomètres pour se rendre au centre de santé. ?C?est encore plus pénible pour les vieux. De plus, l?ancien CHC se trouvait à proximité de l?école primaire et du village hall où est effectué le paiement de la pension de vieillesse. On pouvait facilement transporter les enfants ou des vieux malades. Mais maintenant, il faut trouver un moyen de transport pour le faire?, dit Dayanand Bentadu, président du comité organisateur contre le transfert du CHC.
Nombreuses actions
Des habitants des avenues Vrindaban, Nehru et Tagore et de Camp-Laroche et Richefonds, ont entrepris de nombreuses actions contre contre ce transfert. ?En 2003, nous avons vivement objecté pour la première fois contre l?intention du ministère de la Santé de transférer le CHC. Le ministre de tutelle d?alors, Ashok Jugnauth, avait effectué une visite et décidé de ne pas aller de l?avant avec un tel projet. Il avait demandé au propriétaire du bâtiment, Mahendranath Bhuruth, d?entreprendre des travaux d?extension et de rénovation?, précise Subhas Jugmohansing.
A l?issue des sessions de travail entre Mahendranath Bhuruth et des officiers du ministère de la Santé, un plan de rénovation accepté par les deux parties avait été adressé au secrétaire permanent. A la demande du chief evaluation officer, une estimation du coût du projet avait été communiquée au propriétaire le 10 mars 2005. ?Depuis, c?est le silence radio du ministère?, dit Raj Jagoo, président de la Task Force.
En avril 2006, l?affaire refait surface. Les habitants adressent une dizaine de pétitions au Premier ministre, au ministre de la Santé et aux trois élus de la circonscription no 9. Le 30 mai 2006 Mahendranath Bhuruth reçoit une correspondance émanant du ministère, le remerciant d?avoir mis son bâtiment à la disposition de la Santé pendant ces cinquante dernières années. Selon les membres de la Task Force, à l?issue de leur marche de protestation, les autorités auraient démoli un mur pour aménager un parking dans la cour du nouveau local.
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