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« Ce sont des compatriotes qui nous aident »
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« Ce sont des compatriotes qui nous aident »
«Je me suis senti blessé par l?article paru dans l?express dimanche. Alors que nous menons un combat sans relâche pour la communauté chagossienne dans son ensemble, il est malheureux que notre action ne soit pas encore comprise. Nous envisageons des actions judiciaires contre le journal? » Tels sont les mots du leader du Groupe réfugiés Chagos (GRC), Olivier Bancoult, exprimés jeudi, lors d?un point de presse à Cassis.
Relatant son dernier déplacement à Londres, Olivier Bancoult s?est exprimé sur les moyens que mobilisent ses membres pour soutenir son action tant locale qu?internationale. « Nous bénéficions du soutien de divers groupes et autres associations en Angleterre et en Suisse. Ce sont en majorité des compatriotes qui y sont installés et qui nous épaulent dans notre action », expliquait-il.
Évoquant la Legal Aid, dont bénéficie le GRC pour ses actions légales devant les tribunaux britanniques, Olivier Bancoult a fait ressortir qu?il a demandé cette aide à travers ses hommes de loi, afin de « (se) prévaloir de (ses) droits d?en tirer avantage pour la communauté chagossienne ». Une explication qui rejoint celle de Robin Mardemootoo, un des hommes de loi retenus par le leader du GRC, qui intervenait dans le cadre de notre article la semaine dernière. Il déclarait ainsi : « Depuis que nous avons sollicité cette aide, toutes les heures passées par les hommes de loi des Chagossiens dans les affaires devant les cours britanniques sont payées par la Legal Aid Commission. »
Interrogé lorsqu?il se trouvait en Angleterre, Olivier Bancoult avait déclaré qu?il était disposé à expliquer en détail, document à l?appui, les modes de financement dont bénéficie le GRC. « Zamais person pa finn diman moi kestion lor finansman. Si ti diman mwa, mo ti pou montre », déclarait-il à l?express dimanche.
Sollicité le lendemain de son retour au pays pour donner suite à sa déclaration, Olivier Bancoult a refusé tout commentaire, nous référant à son homme de loi. Il a, par la suite, déclaré lors de sa conférence de presse : « Nou pena aukain kompte pu rend person. » Invité une deuxième fois à fournir les documents dont il se dit en possession concernant le financement du GRC, il nous a déclarés : « Mo finn donn tou sa bann dokument la mo avoka et nu pe alle de l?avant. » Avant de refuser, une nouvelle fois, de nous montrer ces fameux documents.
Hier matin, Olivier Bancoult a, cette fois, pris contact avec l?express-dimanche en déclarant qu?il était disposé à nous fournir les renseignements sur les recettes du GRC, et que ces derniers peuvent être communiqués sur rendez-vous. Mais un peu plus tard dans l?après-midi, il devait se raviser, nous faisant parvenir un fax stipulant : « ... nous avons reçu conseil de nos hommes de loi de ne rien mettre à la disposition de l?express-dimanche. »
Évoquant par ailleurs les multiples organisations présentes sur le Net et qui supportent la cause chagossienne, le leader du GRC explique qu?il ne peut être tenu responsable de l?agissement de certains d?entre eux qui n?ont rien à faire avec son groupe. « Si certain la dan pe ramass cass au nom chagosian, mo pas kapav cone kisa bann grup la faire ek sa la monnaie la », a déclaré Olivier Bancoult.
À la Chambre des Communes cette semaine, Geoff Hoon, le ministre pour l?Europe a réitéré l?intransigeance de Londres vis-à-vis de la souveraineté mauricienne sur les Chagos. Nos questions sur le financement de la lutte chagossienne avaient justement pour souci majeur la souveraineté mauricienne sur l?archipel. Elles sont restées sans réponse pour l?heure? Mais malgré les refus essuyés, les colonnes de l?express-dimanche restent ouvertes à Olivier Bancoult, s?il choisit de rendre publiques les dépenses et les sources de revenus du GRC.
■ Elwyn CHUTEL et Guillaume GOUGES
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