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Hip hip peole place au second festival

27 mai 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le mouvement hip hop mauricien prend de plus en plus d?ampleur. Non seulement toute une génération de jeunes artistes se reconnaît dans la culture street, mais elle décide de la cultiver. Rendez-vous à partir de 14 heures dans la salle des fêtes de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill.

Les jeunes s?organisent, très sérieusement pour que leur passion soit reconnue. Déjà plusieurs «clans» ont produit et proposé depuis deux ans, des évènements intéressants. Ce week-end, un autre groupe vous propose de découvrir la culture hip hop. Ce sont les Hip Hop Dancers, qui présentent le deuxième Festival de Hip Hop.

Un deuxième festival pour continuer l??uvre commencée mais aussi parce que la demande est là. Les gens viennent de plus en plus souvent à ce genre d?événement. Des jeunes, mais aussi leurs parents. On vient en famille se laisser impressionner par la rage des rap.

Aussi, les Hip Hop Dancer organisent leur fiesta en journée. «C?est plus facile pour se déplacer et les parents peuvent venir accompagner leurs enfants et découvrir qu?on est sérieux », explique As-T, des Hip Hop Dancer. Le public s?intéresse à nous. Tous les jeunes qui se démarquent, en ce moment, viennent de l?underground.

La culture pour sortir de l?ombre

HHD est aidé dans son travail par deux personnes Mr Dinn et Mme Desirela, qui ont l?habitude de travailler avec des jeunes dans les associations dont ils s?occupent. C?est pour eux un plaisir que d?aider ces jeunes à s?en sortir par la culture, leur culture qui plus est.

Les Hip Hop Dancer, As-T, Nas T, Oli, Kas T, Boxer, Winslow, existent depuis quatre ans déjà. As-T, comme d?autres membres du groupe, étaient les danseurs d?Ottentik Street Brothers. Ils tracent depuis leur propre chemin et entraînent plein d?autres jeunes artistes, talentueux et décidés, dans leur sillon. Par exemple les Mystikal Bamboola, soit Sekel, Infecta, C-Mots, Nasso, FasKillah... Pompom, âgés de 14 ans pour le plus jeunes, puis de 18 ans à monter pour les autres.

Chanteurs, rappeurs devenus percussionnistes, ils ont réussi à trouver leur propre voie dans la musique. La fusion, entre la musique africaine et le hip hop.

Le trio Corosif Ecta, créé au sein du groupe, s?associe aux musicos plutôt branchés rythme africain. Le résultat semble sympa et ils nous en feront la démonstration, ce dimanche, en accompagnant les Hip Hop Dancers. Au programme donc, Break Dance sur afro-beat.

Après le Festival et une soirée prévue le 2 juin au Kulcha Club, 100% Black Music les HHD se déplaceront ensuite en tournée, à Rodrigues, le 10e ghetto ou le mouvement hip hop fait aussi sensation.

S.K.

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