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Le Salon de Mai refleurit
Vingt-cinq ans que cela dure. Mais l?heure n?est pas à la rétrospective. Loin de là. Preuve de la vitalité d?un événement créé en 1981 : 72 artistes exposent une de leurs ?uvres au Salon de Mai 2006.
Rendez-vous de la diversité des genres, des médiums et des aptitudes, le Salon de Mai restera ouvert jusqu?au 6 juin. Le temps de voir des noms désormais connus, voire installés, des participants qui en 1981 déjà montraient une pièce de leur talent.
Pour ne citer que quelques-uns : Yves David, Lalit et Mila Gupta et les frères Firoz Ghanty et Ismet Ganti. Des enseignants du Mahatma Gandhi Institute, à Moka, et certains de leurs élèves partageront avec eux les salles de l?école des Beaux-Arts (lieu d?exposition du Salon de Mai). Ceux-là seront donc de parfaits inconnus ayant su satisfaire les critères fixés par le comité organisateur de l?événement.
Certes, le Salon de Mai est une promenade artistique sans boussole. L?inspiration et les efforts des plasticiens ne sont pas guidés par un thème imposé. Ce qui a l?avantage d?élargir la palette d??uvres proposées. Mais aussi le désavantage de montrer des travaux de qualité inégale.
Ne retenons que l?envie de bien faire. Faire que le goût de l?expression artistique dure. Vingt-cinq ans à l?éveiller, la susciter, la transmettre. Vingt-cinq ans, c?est peu dans l?histoire de l?Art. Trop peu pour trouver des moyens ? toujours insuffisants ? pour faire la promotion des arts plastiques. Trop peu pour explorer les vastes contrées de l?inspiration, se débarrasser des carcans de la tradition, la remettre en cause. Ne plus se contenter de reproduire mais réellement produire.
Surprendre et faire rêver
Nous avons envie de dire comme d?habitude. Comme d?habitude, il y a ceux qui n?ont pas changé, ceux que l?on reconnaît du premier coup d??il sans avoir besoin de regarder la signature. Il y a ceux qui nous surprennent, ceux qui ressemblent à? ou encore ceux qui nous laissent rêveurs.
Toujours est-il que nous ne restons pas Trapped in the rainbow nation, comme s?intitule si âprement l?installation de Nirmal Hurry. The search de Sultana Haukim débouche sur des avenues aussi différentes que les Fragments d?une pagode de Françoise Hardy, l?Entanglement de Béatrice Julien ou la New Season de Kalindi Jundoosing.
Initiative bienvenue, le catalogue du présent Salon de Mai est déjà prêt. Il est en vente à Rs 200. Une manière de compiler l?art plastique mauricien, tout en plantant les bourgeons pour que mai refleurisse à nouveau.
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