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?Exportations de fleurs vers l?Europe : ne rêvons pas trop?

9 mars 2006, 00:00

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L?accès au marché européen de l?horticulture reste très difficile. Le petit fournisseur qu?est Maurice a un choix limité, affirme Frank Viault, de la délégation de la Commission européenne. Il est intervenu lors de l?assemblée générale annuelle de l?Association professionnelle des horticulteurs / exportateurs de produits agricoles de Maurice (Apexhom), en début de semaine.

?Pour les exportations vers l?Europe, ne rêvons pas trop, les producteurs mauriciens doivent travailler à consolider leur position sur leurs marchés actuels ou développer quelques nouvelles niches?, a conclu le conseiller en développement rural.

Pour Frank Viault, le pays reste un toujours un ?petit? fournisseur de produits horticoles sur le marché de l?Union européenne ?comparé à d?autres pays ACP?. Cependant, a-t-il ajouté, Maurice est parvenue à maintenir ses exportations de produits horticoles en visant des ?marchés de niche? demandeurs de produits de ?qualité supérieure?.

Pour que les producteurs et exportateurs locaux maintiennent et augmentent leur part de marché actuelle, ils devront se plier aux exigences du marché européen ou d?autres marchés internationaux et régionaux. Et le maître-mot est la qualité de la production, de la commercialisation et de la gestion.

Marché intérieur

Prushand Dosieah, reconduit à la présidence de l?Apexhom, est conscient de cela. Les règles sanitaires et phytosanitaires sont devenues les clés d?accès aux marchés pour les produits agricoles.

?Ce ne sont malheureusement pas les seules barrières non tarifaires auxquelles nous devons faire face. On peut avoir une clé d?accès, mais ne pas pouvoir entrer si on n?arrive pas à franchir l?obstacle qui nous barre le chemin. Aujourd?hui, nos producteurs doivent appliquer des normes de qualité qui sont plus importantes que les réglementations des pays.?

Afin d?inculquer cette culture de qualité à ses membres, l?Apexhom a d?ailleurs élaboré un code national de bonnes pratiques agricoles, disponible depuis le début de l?année. C?est le fruit d?un projet, ?amélioration de la qualité de l?horticulture?, financé par le Fonds européen de développement.

Pour s?en sortir, a proposé le conseiller au développement rural, une avenue à explorer est le marché intérieur, en saisissant l?opportunité qu?est la réforme du marché du sucre (baisse effective de 36 % du prix en 2009-2010). Car la stratégie nationale ?fait une place importante à la diversification agricole?.

Les terres qui seront libérées, 5 000 hectares jusqu?en 2015 pourraient permettre au pays d?augmenter sa production alimentaire, en particulier les fruits et légumes. ?Le pays est assez dépendant des importations?, a souligné Frank Viault. Et cette idée, estime-t-il, a toute son importance pour que le pays puisse être capable demain de nourrir les deux millions de visiteurs annuels attendus?

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