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Un collectif refuse la légalisation du ?gandia?
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Un collectif refuse la légalisation du ?gandia?
Plus de 70 personnes, réunies mardi soir à la salle d??uvres de l?église de Cassis, ont fait bloc contre la demande de légalisation du gandia faite par l?association Cannabis Legalisation and Informative Movement (Claim).
Claim est né dans la mouvance du débat sur la dépénalisation du gandia, organisé le 3 décembre dernier par le Mouvement 1er Mai. D?ailleurs, les principaux intervenants de ce groupe, Jack Bizlall, Rowland Naraidoo et Dev Ramano sont aussi ceux de Claim. Son objectif est de rallier le plus grand nombre à sa cause en vue de tenir une manifestation nationale le 12 mars à la rue Edward VII, à Rose-Hill. Il veut ainsi faire pression sur les autorités.
A la réunion de mardi, les ?résistants? se sont montrés déterminés à contrer la demande de Claim. Parmi eux, on notait la présence des représentants du Centre de solidarité pour une nouvelle vie, du groupe A de Cassis, du centre Idrice Goomany, de l?Etoile d?Espérance, de Help de-Addiction Centre, du Groupe Exemp, du groupe Elan et de la Mauritius Organisation on Drugs and Aids.
Des témoignages ont été faits pendant cette soirée. Ils racontaient le parcours du consommateur de gandia, finissant fatalement dans le piège de l?héroïne. Et il y a eu ce père de famille réunionnais qui a relaté comment le gandia a détruit les neurones du cerveau de son fils.
Tous ceux présents ont voté trois résolutions à main levée. La première a été le refus de la légalisation du gandia à Maurice. Puis, tous ont demandé que les consommateurs de cette drogue ne soient pas considérés comme délinquants et arrêtés comme le prévoit la loi (en somme, que la consommation soit dépénalisée) : ils souhaitent que ceux-ci soient référés à des groupes de soutien et de désintoxication. Et ils demandent aussi que le gouvernement, et particulièrement Rama Valayden, Attorney General, clarifient leur position sur la question. D?autant plus que dans le passé, Valayden s?était prononcé en faveur de la légalisation.
Ce collectif des centres de désintoxication et de réinsertion fera part de ses résolutions au gouvernement par le biais d?un courrier.
Bizlall : ?Que Maurice adhère à la dépénalisation?
■ Jack Bizlall se dit heureux que le collectif des centres de désintoxication et de réhabilitation, ait accepté l?idée de la dépénalisation du ?gandia? pour les consommateurs (que ceux-ci ne soient pas arrêtés et condamnés, mais soutenus et désintoxiqués). ?Ils ont changé d?opinion car, quand Claim a commencé à militer en décembre dernier, ils n?étaient pas en faveur de la dépénalisation pour les consommateurs. J?espère que tout Maurice adhérera à cette idée (...) tout en maintenant la criminalisation pour l?importation, la distribution et la vente de drogues dures?. Il explique : ?Au début du siècle dernier, la consommation de ?gandia? était légale. Que l?on retourne à l?ancienne loi, mais remodelée après un débat de fond sur la question ! En militant pour la légalisation du ?gandia?, je (...) me suis donné trois ans pour convaincre. J?espère que j?arriverai à convaincre ce collectif. A moins qu?il n?arrive à convaincre Claim.?
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