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Textile : éliminer les fardeaux administratifs
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Textile : éliminer les fardeaux administratifs
Les partenaires du textile se liguent pour offrir le meilleur des services aux industriels. La première réunion de la cellule de gestion, l?Industrial Services Monitoring Cell, s?est déroulée hier à l?hôtel du gouvernement, sous la présidence du ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah.
Au vu de cette volonté politique exprimée, les acteurs évoquent la création d?un environnement des affaires de ?qualité mondiale?. La décision de créer cette cellule regroupant des ministres, fonctionnaires, industriels et prestataires de services, a été entérinée le 10 février par le Conseil des ministres.
Ses attributions consistent à effectuer un suivi sur la délivrance et le coût des services dans le textile et l?habillement, examiner l?impact de la hausse de ces coûts et explorer les moyens d?améliorer et la prestation et l?efficience de ces services.
Lors de cette rencontre, cinq comités ont été officialisés pour analyser et proposer des mesures correctives dans des secteurs où les tracasseries administratives ne manquent pas. Ces groupes se pencheront donc sur la logistique, les finances, les services publics, les permis et autorisations et le capacity building.
<B>Un avenir positif et une période de transition</B>
Les résultats sont attendus rapidement. Selon le calendrier établi, les membres se concerteront chaque quinzaine pendant six mois, pour subséquemment passer à une fréquence mensuelle. Cependant, le ministère de l?Industrie affirme que la proposition, de même que la mise en pratique de nouvelles mesures, interviendra dans un délai minimal de huit à dix semaines.
L?exemple de parcours sinueux dans l?obtention des diverses autorisations est venu d?Amédée Darga, président du conseil d?administration d?Enterprise Mauritius. ?Ce n?est pas normal qu?une entreprise telle Thon des Mascareignes ayant créé
1 500 emplois, ait du obtenir 32 types de permis pour démarrer. Elle a dû débourser Rs 1,2 million pour s?attacher de manière permanente les services d?un professionnel pour ces besoins. On peut bien s?en passer?, a-t-il affirmé lors d?un point de presse à l?issu de cette première réunion.
L?industrie passe par une période de transition. Amédée Darga souligne avec justesse que notre concurrent n?est pas la Chine mais des pays tels que la Turquie et l?Italie. Et la compétitivité ne s?arrête pas à l?entreprise. Elle englobe le rôle de tous les acteurs.
Le ministre de l?Industrie a brossé un avenir positif pour le secteur du textile et de l?habillement, au vu des projets dans le domaine public : Tianli Spinning avec sa deuxième extension au coût de Rs 1,5 milliard, Rashid Textiles qui projette d?investir Rs 700 millions tout comme la Compagnie mauricienne de textile. ?Le gouvernement croit fermement dans cette industrie. Il y a une réapparition de la confiance?, a-t-il souligné.
Lors de son intervention à la réunion, Rajesh Jeetah a cité l?exemple de l?Inde, du Singapour et de la Nouvelle-Zélande, des pays qui se sont engagés à éliminer la bureaucratie afin d?attirer davantage d?investissements et améliorer la compétitivité. Maurice ne peut pas être à la traîne.
Pour le secteur privé, à l?instar d?Ahmed Parkar, président de la Mauritius Export Processing Zone Association, cette initiative, d?une part, redonnera confiance aux investisseurs, et de l?autre, jettera une base industrielle de qualité mondiale.
Ce road map, selon Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council, stabilisera le secteur et apportera la croissance. Du coup, le pays réalisera avec succès sa transition économique.
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