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Les Nations unies se disent «inquiètes» de la réforme Gokhool
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Les Nations unies se disent «inquiètes» de la réforme Gokhool
La réforme Gokhool ne semble pas être la bienvenue pour le comité des droits de l?enfant des Nations unies. En effet, dans ses observations et recommandations, émises à la suite de la présentation du 2e rapport périodique par Maurice et rendues publiques hier, cette instance trouve inquiétante l?introduction d?un A+ (grade obtenu à partir de 90 points) aux examens du Certificate of Primary Education (CPE).
Si cette réforme du système de grading est appliquée, elle permettra aux 1 260 meilleurs performers du CPE d?accéder à neuf collèges nationaux s?ils obtiennent des A+ dans quatre sujets aux examens du CPE. Le comité des droits de l?enfant des Nations unies est clairement d?avis qu?elle ne va pas dans le bon sens. «Le comité est inquiet que la réforme proposée puisse introduire un élément de classification injuste dans l?accès aux collèges nationaux à travers un pointage élevé (high cutt-off mark).»
En attendant, au niveau du gouvernement, l?on se dirige vers la mise en suspens de cette réforme pour réfléchir davantage sur la voie à emprunter concernant cette révision du système de grading et la nécessité de créer neuf collèges nationaux. D?ailleurs, jeudi soir, les propos du Premier ministre, Navin Ramgoolam, allaient dans ce sens. «Kapav rann li meyer. Nou pou get byen. Pe gete saki dimoun pe panse», devait-il déclarer à l?express.
<B>Signaux confus</B>
Dans le milieu éducatif, ses propos ont suscité diverses réactions. Alors que certains se réjouissent, d?autres condamnent. Ainsi, Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU), a émis un communiqué de presse, hier, pour indiquer que le Premier ministre ferait mieux de démissionner s?il ne tient pas parole. «Si le gouvernement revient sur sa décision, nous considérerons cette volte-face comme un coup de poignard dans le dos de cet électorat et le Dr Navin Ramgoolam n?aura d?autre alternative que de soumettre la démission de son gouvernement dans les meilleurs délais.»
Michael Atchia, ancien directeur du Bureau de l?éducation catholique, a, lui, laissé savoir qu?il estime que «le gouvernement devait revenir sur sa décision. Et s?il le fait c?est très sain». Mais, ajoute-t-il, «educational policy is for the welfare of the children and should not be confused with party politics».
Cependant, les signaux émanant du gouvernement sont plutôt confus pour le moment. Si le Premier ministre opterait bien pour un report de l?option rendue publique par le ministre de l?Education, le 12 janvier, les procédures pour sa mise en application continuent.
Au ministère de l?Education et au Mauritius Examinations Syndicate (MES) l?on affirme cependant qu?aucune indication n?a été reçue dans ce sens pour le moment. Comme prévu, l?amendement à l?article 5 (Grading) des Regulations & Syllabuses for CPE Examinations 2006, qui vise l?introduction du A+ dans la structure du grading, a été présenté par le MES hier matin. Cela, en présence des syndicats et organismes concernés par l?éducation primaire.
<B> «Government gazette» </B>
C?était d?ailleurs la première réunion que Lucien Finette présidait en sa capacité de directeur du MES. Les observations des participants à la réunion sur la révision du grading ont été notées. La prochaine étape pour les nouveaux règlements est leur publication dans la Government Gazette pour qu?ils aient force de loi. Cette ultime étape pourrait bien être remise en cause.
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