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Enquête sur la brutalité policière
La Commission Justice et Paix du diocèse de Port-Louis suggère au gouvernement, dans une lettre adressée au ministre de la Justice le 27 décembre 2005, d?inviter un UN Special Rapporteur on Torture pour mener une évaluation objective et indépendante sur la brutalité policière à Maurice.
Ce dernier pourra alors « recommend relevant measures that would help our criminal justice system to be more respectful of human rights ». Cette idée a germé après la visite des représentants des Nations unies au début de décembre. Selon un document officiel du commissariat de police, le nombre de cas de brutalités policières alléguées de janvier 2004 à octobre 2005 s?élève à 330.
La majorité de ces cas se produit pendant les enquêtes menées par des officiers de police. Le fait que la plupart soient basées sur la « confession » des suspects, peut faire échouer le ministère public s?il s?avère que les aveux ont été obtenus sous la contrainte. Ce genre de confession forcée n?encourage pas les enquêteurs à effectuer des enquêtes de manière plus scientifique afin d?obtenir suffisamment de preuves pour arrêter un suspect.
De plus, la brutalité policière est un affront aux droits humains des suspects pendant les enquêtes, souligne la Commission Justice et Paix.
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