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La recette du FMI pour se refaire une santé
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La recette du FMI pour se refaire une santé
Le Fonds monétaire international (FMI) précise ses prescriptions pour améliorer l?état de santé économique de Maurice. Il presse le gouvernement à développer le plus tôt possible une stratégie économique qui allierait réforme structurelle et stabilisation des indicateurs macro-économiques dont dette, déficit budgétaire et réserves. Pareil agenda rassurerait les investisseurs locaux et étrangers, dynamiserait le secteur privé et jetterait la base pour une croissance économique élevée et la création d?emploi.
Le conseil exécutif du FMI vient de finaliser ses recommandations pour Maurice à la suite de l?évaluation annuelle de la performance du pays. Il se satisfait du fait que les autorités mauriciennes sont conscientes de la situation et de la nécessité de réforme pour booster la compétitivité et rationaliser la fiscalité. Il lance un appel à l?action.
La nouvelle stratégie économique pour Maurice devra être conçue et appliquée sur fond de dette publique élevée, de risque de poussées inflationnistes et d?un contexte international difficile caractérisé par une érosion des préférences commerciales qui ont fait le succès de Maurice. Le FMI trace les grandes lignes de ce qu?il estime être les principaux champs nécessitant intervention.
Privatisation, assouplissement du marché du travail, révision du mécanisme de négociation pour la compensation salariale, formation? Ce sont là autant d?ajustements structurels recommandés par le FMI. Cet organisme estime que l?État devrait revoir la santé financière des principales compagnies publiques et reconsidérer son engagement dans des activités commerciales.
Élargir la base fiscale et mieux cibler l?aide publique
Outre la Mauritius Telecom et Air Mauritius qui sont rentables, l?État doit actuellement gérer de lourds déficits au niveau du Central Electricity Board et de la State Trading Corporation. Le FMI ne manque pas de souligner les répercussions probables de l?inflation du coût de produits pétroliers. Il accueille la réinstauration du mécanisme d?ajustement automatique de prix qui permet de passer toute hausse du prix du carburant au consommateur. La suspension de ce mécanisme a enlisé la STC dans la dette.
Le FMI insiste néanmoins sur la nécessité de prévoir un filet de protection à l?intention des plus démunis face à la spirale inflationniste induite par le pétrole.
Le FMI prône une plus grande responsabilité fiscale. Il invite les autorités à prendre des mesures pour endiguer la détérioration de la situation sur ce front.
Il les presse à venir de l?avant avec une stratégie crédible pour contenir l?endettement public et améliorer les revenus de l?État. Il suggère d?élargir la base fiscale et de mieux cibler l?aide publique afin de les diriger vers ceux qui en ont vraiment besoin. Il conseille vivement contre l?octroi de nouvelles incitations fiscales aux secteurs en difficulté comme le textile et le sucre. Cela ne fera qu?empirer l?état de la trésorerie publique.
La politique monétaire a également l?attention du FMI. Le taux de change et la politique monétaire ont un rôle clé à jouer pour maintenir la compétitivité de Maurice dans le moyen terme en attendant que la restructuration de fonds porte ses fruits. Le FMI met en garde contre une politique restrictive avec pour but principal de contrôler l?inflation. Il invite plutôt les autorités à élargir les instruments de politiques monétaires et se dit disposé à les aider en ce sens. L?inflation est également un indicateur d?un surplus de liquidités sur le marché. Le FMI presse le gouvernement à mieux gérer la liquidité.
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