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Le «pain maison» passe à Re 1,65

6 janvier 2006, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les festivités de fin d?année terminées, le réveil est douloureux pour le Mauricien. Après l?essence et l?électricité, le pain lui reviendra plus cher dès ce matin. Le gouvernement a décidé hier une révision du prix de ce produit ? une augmentation de 30 sous pour chaque 100 g. Dans la foulée, le prix de la farine n?est pas non plus épargné.

Le pain maison (100 g) passe de Re 1,35 à Re 1,65. La baguette (100g) passe de Re1,50 à Re 1,80, celle de 200 g de Rs3 à Rs 3,60. La hausse s?applique aussi au pain moule.

L?autre surprise désagréable n?est pas uniquement réservée au consommateurs. Les boulangers seront aussi touchés par la décision du gouvernement de majorer le prix de la farine. Le demi-kilo passe de Rs 2,75 à Rs3,55, soit une hausse de Rs1,15.

Le ministère explique que le prix à l?importation de la farine à connu une augmentation. Pour l?année en cours, les 94 000 tonnes importées par la STC coûteront Rs 452 m. La contribution du gouvernement en termes de subventions est de Rs 300 m. Ce qui représente un manque à gagner de Rs 152 m pour l?Etat. D?où la hausse du prix.

Cette augmentation du prix du pain était inévitable, en raison de l?effet boule de neige de la hausse des prix du diesel et de l?électricité. L?association des boulangers avait lancé un ultimatum au gouvernement, le 2 janvier, pour réviser le prix du pain. Elle avait demandé une augmentation de 90 sous pour chaque 100 g. La réaction du président de l?association des boulangers ne s?est pas fait attendre. «Nous n?avons pas obtenu ce que nous avions demandé. Notre comité exécutif va prendre une décision drastique», dit Nazir Hosany. (voir l?interview en page 8).

L?autre grief de Nazir Hosany est l?augmentation du prix de la farine. Le coût de cet intrant , dit-il, influera sur le prix de fabrication du pain, qui coûtera 17 sous plus cher pour chaque 100g : «C?est totalement injuste», lâche t-il. Le porte-parole de l?Institut pour la protection des consommateurs Mosadeq Sahebdin est, lui, plutôt mitigé : «La hausse demandée par les boulangers était exagérée. Le gouvernement a trouvé un juste milieu».

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