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Les forces vives de Mare-Chicose menacent de manifester devant l?Assemblée
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Les forces vives de Mare-Chicose menacent de manifester devant l?Assemblée
Tous les pays ont des secrets qu?ils aiment tenir à l?écart de l?opinion publique. Si Maurice a aussi sa part de secrets, le sort réservé aux habitants de Mare-Chicose reste sans nul doute l?un des plus honteux. Lasses des nombreux délais demandés par leurs députés dont Arvin Boolell et Rajesh Jeetah, respectivement ministres de l?Agro-industrie et du Commerce, les forces vives du village menacent de passer à l?action.
Lors d?une rencontre avec les habitants de Mare-Chicose à la fin du mois dernier, Arvin Boolell aurait réclamé un délai supplémentaire de deux semaines avant de rendre une réponse sur l?avenir du Centre d?enfouissement technique (CET) et, subséquemment, des habitants du village.
Le délai prend fin la semaine prochaine. ?Si zot pa fer enn mouv nou pou oblize mouv nou mem?, prévient le président des forces vives, Balkrishna Goocharan. C?est-à-dire organiser une manifestation devant l?Assemblée dans le courant du mois. Les habitants de Mare-Chicose demandent à être relogés et des compensations pour les inconvénients au niveau de la santé et autres, engendrés par la proximité du CET.
EIA incomplet
Balkrishna Goocharan déplore ces ?delaying tactics? ainsi que le ?changement de langage? d?Arvin Boolell et de Rajesh Jeetah depuis leur arrivée au pouvoir. ?Zot ti swiv nou dosyer depre. Zot ti vinn donn zot soutyen kan nou ti manifeste. Aster zot pa fer narien pou nou.?
A la suite de la soumission du rapport de la firme danoise Carl Bro, qui détaillait les possibilités d?élargissement du CET et l?amélioration de ses infrastructures, les forces vives s?attendaient à une conclusion heureuse. Ce qui n?a évidemment pas été le cas, étant donné que le rapport d?Environment impact assessment (EIA) n?a pas encore été complété. ?Rapor EIA la sipoze donn zot en meyer lide lor si bizin agrandi ou ferm landfill la, me Carl Bro donn nou rezon?, affirme Balkrishna Goocharan.
Les atermoiements des gouvernements successifs sur la question d?étendre ou de fermer la pomme de discorde, en l?occurrence le CET, n?ont fait qu?aggraver la situation.
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