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L?armée reprend le contrôle des camps attaqués
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L?armée reprend le contrôle des camps attaqués
L?armée a annoncé avoir la situation en main après l?attaque dans la matinée de deux de ses casernements dans l?est d?Abidjan par des éléments lourdement armés non identifiés. Les rebelles qui tiennent le nord du pays depuis le coup d?Etat manqué de la fin 2002 disent n?avoir rien à voir avec les assaillants, qui ont brièvement occupé une de leurs deux cibles, la base d?artillerie antiaérienne de Basa. Ils en ont été repoussés rapidement par l?arrivée de renforts de troupes, de policiers et de blindés, tandis que l?attaque contre la seconde base a été repoussée d?emblée.
Sur place, les correspondants de Reuters ont vu six cadavres, dont deux en uniforme, et constaté que deux blessés avaient été faits prisonniers par les forces de sécurité. Les habitants du quartier d?Akouedo, dans l?est de la capitale économique ivoirienne, avaient été réveillés à l?aube par des tirs et explosions. Selon le général Philippe Mangou, chef d?état-major de l?armée, ?les deux camps d?Akouedo ont été fortement attaqués par des éléments infiltrés?. ?Nous sommes là pour rassurer la population et dire à cette population que la situation est sous contrôle?, a déclaré à la mi-journée le général Mangou à la radio nationale.
Des tirs avaient également été entendus dans la matinée dans le quartier résidentiel de Cocody, où habite le président Laurent Gbagbo, mais le porte-parole du chef d?Etat ivoirien, Désiré Tagro, avait rapidement assuré: ?Nous avons le contrôle de la situation. Les autorités n?ont pas été plus précises sur l?identité des assaillants. Durant les combats, un soldat contacté par téléphone a déclaré ne pas savoir qui ils étaient.De source militaire et diplomatique, on parlait de possibles mutins, mais des officiers sur le terrain ont démenti que ce soit le cas et ont parlé d? ?éléments extérieurs?.
Dans le nord du pays, le numéro deux militaire des rebelles, Ossiaka Ouattara, alias ?commandant Wattao?, a déclaré: ?On n?a rien a voir avec tout ça. Nous pensons que c?est un problème entre eux.?Durant les combats, des éléments de la garde républicaine ivoirienne avaient bouclé les accès au Plateau, le quartier des affaires, et les ressortissants français d?Abidjan avaient reçu consigne de rester chez eux.?Cette affaire ne concerne ni les Nations unies ni l?armée française, mais nous restons vigilants?, avait fait valoir le lieutenant-colonel Jean-Luc Cotard, porte-parole de l?armée française.
Ange ABOA
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