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De la NBA à l?adversaire de Cachemire
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De la NBA à l?adversaire de Cachemire
L?anecdote de William Cain résume à elle seule toute la personnalité de ce Français d?origine américaine. « Je rêvais de voyager, mais venant d?un milieu pauvre, je ne pouvais pas le réaliser. Mon père me donna alors une carte de membre d?une bibliothèque et me dit : « avec cela tu pourras voyager mon fils ». Il m?a donné le goût de voyager et si son esprit est avec moi, il aurait été content que je sois à Maurice», raconte celui qui anime jusqu?à demain, un stage pour entraîneurs mauriciens.
L?action et rarement les paroles caractérisent ce personnage. D?ailleurs, William Cain, qui préfère qu?on l?appelle Bill, le confirme : « Parler durant trois heures, c?est pas mon point fort. C?est mieux quand je suis sur le terrain ».
L?expert de la fédération internationale de basket-ball (FIBA) met actuellement ses connaissances au profit des aspirants entraîneurs mauriciens dans un stage organisé par le Comité national olympique mauricien à Phoenix.
Ainsi, celui qui rêvait de voyager peut, à 58 ans, s?enorgueillir d?avoir réalisé son rêve. Sa carte de bibliothèque a fait office de visa sur le monde. Sa carte lui a, en effet, permis de s?instruire et de poursuivre ses études à l?Iowa State University.
Après avoir joué quelques années de basket universitaire, il fut drafté en 1970 dans l?équipe NBA de Portland Trailblazers. Il y joua durant deux années avant de mettre le cap sur la France. C?est au Mans qu?il déposa ses valises et obtint même le titre de champion de France en 1978, 1979 et 1982.
Il se convertit alors en prof d?anglais et s?installe à Paris. Il n?est pas marié mais, vit en concubinage depuis un bon bout de temps, « aussi longtemps, c?est comme si j?étais marié », souligne ce père d?un fils de 19 ans.
En même temps, il devient expert de la FIBA et des missions lui sont confiées au Pakistan, à Lahore et récemment, en Ouganda. Sa énième destination est donc Maurice, qu?il connaissait vaguement à travers un voisin à Paris. « Il m?avait parlé de cet état indépendant où il y avait un accueil chaleureux, la mer et des cultures différentes », souligne-t-il en ne manquant pas de rigoler :
« D?ailleurs il faut que je rapporte des épices parce qu?on partage la passion de la cuisine ! ».
<B>Fanny, des ?similitudes?avec Cachemire</B>
Avant le début du stage, il a pu jauger le niveau du basket mauricien à travers les deux finales retour de play-offs qui s?étaient déroulées dimanche dernier au gymnase de Phoenix. La finale masculine mettait aux prises le Real Port-Louis au Flippers Mahébourg et celle en féminin, Hoop BB-RH à Curepipe Starlight.
« Le Real est une très très bonne équipe et complète. Flippers n?est pas très adroit. D?ailleurs le Real était plus agressif et plus athlétique. Ce sont les équipes qui ont ces qualités qui gagnent», dit-il.
Un joueur du Real lui a tapé dans l?oeil. Et comme le monde est petit, Ghislain Fanny, le joueur en question, avait comme formateur Jacques Cachemire à l?époque où ce dernier dirigeait le centre national de formation de Maurice. Et Cachemire n?était nul autre que l?adversaire direct de Bill Cain dans le championnat de France.
« A l?époque, je jouais au Mans et Jacques à Antibes. Il était le meilleur marqueur avec une moyenne de 26 points par match. Et il y avait une certaine rivalité entre lui et moi car j?étais le deuxième meilleur marqueur du championnat à, disons, un demi-point », raconte-t-il. « Ghislain Fanny a quelques similitudes avec Jacques, au niveau du tir par exemple ou même de la volonté. Parce qu?il faut savoir que Jacques avait un caractère bien trempé », renchérit-il.
En ce qui concerne les filles, il a noté que le match était plus engagé. « Les deux équipes étaient très agressives dans le bon sens du terme. Et chacune des deux équipes a eu sa période d?engagement. Il y a eu également des tirs spectaculaires et en ce qui concerne le collectif, c?est quand même bien », déclare-t-il.
Et d?un point de vue général, « je dirais que Maurice a un niveau plus que correct. Presque le même qu?en Ouganda. On ne peut évidemment pas comparer aux Américains parce qu?il y a plus de moyens qui entrent en jeu. Mais il y a de très bons joueurs ici ».
Et ce sont les paroles d?un expert de la FIBA?
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