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?Best Loser? : débats sur les implications du jugement Balancy

7 novembre 2005, 20:00

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La décision du juge Eddy Balancy, le 11 juin dernier, de permettre à des candidats aux élections de ne pas préciser leur appartenance aux ?modes de vie? prévus dans les formulaires d?enregistrement va-t-elle paralyser le système de best loser et fausser des données ? Le full bench de la Cour suprême, qui doit en décider, a écouté hier les arguments de Sir Hamid Moollan qui représente l?Electoral Supervisory Commission et Mes Satyajit Boolell et Bobby Madhub représentant les intérêts de l?Etat, ainsi que ceux de Me Rex Stephen.

Le juge Eddy Balancy a, en effet, décrété anticonstitutionnel la classification des candidats aux élections générales selon leur appartenance à une communauté donnée. Il a donc ordonné, le 11 juin, que soient inscrits les 11 membres du parti Rezistans ek Alternativ alors que les responsables de l?enregistrement des candidats avaient refusé de le faire parce qu?ils n?avaient pas voulu déclarer leur communauté respective dans le formulaire d?inscription (nomination paper).

Suite au jugement du 11 juin, l?Electoral Supervisory Commission a entré une action en cour pour que celle-ci statue comment appliquer le Best loser system lorsqu?un candidat ne déclare pas sa communauté en vue des élections. Hier devant le chef juge Arriranga Pillay et les juges Keshoe Parsad Matadeen et Paul Lam Shang Leen, Sir Hamid Moollan et Mes Satyajit Boolell et Bobby Madhub ont affirmé qu?une telle éventualité allait paralyser ce système.

Me Rex Stephen a, lui, soutenu le contraire. Car, dit-il, un candidat ne déclarant pas sa communauté ne souhaite, de fait, pas être élu sous le Best loser system. Et, ajoute-t-il, si ce candidat est élu, pour l?allocation des huit sièges que prévoit le Best loser system, ce n?est pas le nombre d?élus qui compte mais le nombre d?élus par communauté. Ainsi, les données sont préservées : ?C?est une question de ratio.?

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