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Port-Louis déjoue le piège du CSSC
Sur le papier, la sortie de l’ASPL 2000 contre le Curepipe Starlight, hier, au stade Auguste-Vollaire, pour le compte du 5e acte du championnat, ne s’annonçait guère commode. Mais bien que les prévisions se soient effectivement avérées tout à fait justes, la quadruple championne en titre a su éviter le piège en s’imposant à l’arraché (2-1).
En effet, fort de ses quatre années d’expérience passées à la tête de l’ASPL (qui, au demeurant, furent, comme on le sait, des plus fructueuses), Sarjoo Gowreesungkur jouait à fond la carte tactique hier en s’appuyant avant tout sur un 4-5-1 très prudent. Et quand, au prix d’un coup franc splendidement enroulé de Fabrice Pauline, le Curepipe Starlight prenait le large (32e), le piège semblait se refermer sur Port-Louis.
Cependant, c’était mal connaître le métier de l’ASPL. En fait, non seulement devait-elle avant même la pause gommer son déficit, mais elle se démarquait fort logiquement du coriace opposant en seconde période.
“Le travail doit continuer”
“Nous savions que cette rencontre allait être difficile, notamment au plan tactique. Mais nous y étions préparés en conséquence. Ce qui fait que finalement je suis heureux de la victoire eu égard aux options que j’ai prises”, affirmera Ismet Soyfoo, l’actuel mentor de la capitale.
Quant à Sarjoo Gowreesungkur, il devait regretter que la stratégie mise en place hier n’ait marché qu’à environ 40 %, même si les déchets qu’il a notés étant plus d’ordre individuel que collectif. “Bref, le travail doit continuer”, devait-il résumer.
En fait, si le Curepipe Starlight, après son but inaugural, s’évertuait, à tout le moins, à préserver l’avantage jusqu’au repos, elle allait malheureusement céder à un plus mauvais moment psychologique, soit à la 42e minute.
Un coup franc de Giovani Jeannot était mal écarté par la défense curepipienne. Et Gilbert Bayaram, surgissant tel un fauve, ajustait Dhanraj Reegah d’une lourde frappe du gauche.
Si jusqu’ici, cet affrontement donna plutôt lieu au jeu du chat et de la souris, le scénario en gros ne devait guère changer en seconde période. Toutefois, alors que les Curepipiens donnaient ainsi l’impression de pouvoir s’accrocher jusqu’au bout, au point du nul, Bruno Ravina allait passer par là (66e).
Sur une longue remise aérienne dans le paquet de Guillano Edouard, le substitut portlouisien, embusqué, trompait Reegah d’une tête décroisée.
Par la suite, le CSSC tentait bien de se remettre en selle. Mais l’ASPL, plus cool que jamais, n’éprouva aucune peine à gérer sa mince avance jusqu’à la fin.
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