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Nidomac & Co le nettoyage garanti

12 octobre 2005, 00:00

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La cire du châlit reluit moins dans les maisons mauriciennes. Premier des fabricants de cire, Nidomac & Co. évolue aujourd’hui dans une palette de créneaux. Pari de diversification réussi au sein du marché dynamique de produits nettoyants.

À la belle époque, fin des années 90, la production et commercialisation s’élèvent à 600 tonnes de cire, destinées exclusivement au marché local,qui représentent 75 % du chiffre d’affaires. Les mœurs changent. Les Mauriciens optent pour l’esthétisme à même le sol. Et la part chute à 30 %. Désastre ? Au contraire.

“L’entretien du vinyle et des carreaux céramiques s’avère être une tâche plus aisée que celle du châlit. De fait, nous avons investi dans de nouveaux produits adaptés à ce type de sol”, affirme le directeur général de Nidomac & Co., Arnaud Kœnig.

La production de cire en trois coloris (rouge, blanche et noire), a quand même chuté pour se situer à 300 tonnes. Le Jewel (cire de Nidomac), brille peu à Maurice mais de plus en plus à Madagascar, qui représente, valeur du jour, 60 % du volume de fabrication.

De sa boîte ronde de cire, la marque Jewel s’affiche davantage sur des bouteilles de détergents. Toute la gamme de nettoyants défile, désormais, sur les rayons des supermarchés. À celle-là s’ajoute la marque Dishy.

Tous produits détergents confondus, Nidomac en fabrique une moyenne de 150 tonnes. L’entreprise, par ailleurs, a également diversifié ses produits pour le marché local en mettant l’accent sur des nettoyants industriels destinés à l’hôtellerie et aux garages d’automobiles.

<B>Un marché restreint</B>

Les détergents locaux restent à l’abri de la concurrence grâce aux tarifs imposés à l’importation, et ce bien que les droits d’accise aient baissé suite aux mesures du récent discours budgétaire. Les prix des marques étrangères, à ce jour, restent supérieurs. “Au cas où les tarifs douaniers chuteraient encore, ce sera catastrophique pour nous. Personnellement, il faut maintenir ces taxes à un certain niveau”, soutient Arnaud Kœnig.

D’ailleurs, le prix devient de plus en plus un facteur déterminant à l’achat par rapport à la marque. Le directeur général de Nidomac souligne à cet effet que “le marché est très restreint. Il y a une plus grande variété de produits, ce qui rend le marché assez dynamique.”

La diversification, en parallèle à la fabrication de la cire, démarre en 1986, quand Nidomac & Co. investit dans la sous-traitance de couvercles et de fonds pour des pots et gallons de peinture tant pour le marché local que régional. Et l’entreprise offre la chaîne complète, précise Arnaud Kœnig, et ce grâce à un atelier en annexe qui fabrique les moules.

Cependant, le prix des matières premières pèse encore fortement dans la balance. En l’espace de trois ans, déplore le directeur général de Nidomac & Co., le prix a presque doublé, suite à la gourmandise croissante en métaux de la Chine et l’augmentation du coût du fret alors que le prix de la cire a augmenté que de 30 %. “Nous sommes un petit consommateur. Et nous en faisons les frais”, ajoute-t-il.

Le processus de diversification est quand même loin de s’arrêter chez Nidomac. Car à la cire, aux détergents et couvercles de pots, s’ajoute le cirage. L’entreprise fabriquait sous licence la marque sud-africaine Nugget. Aujourd’hui, c’est la marque Comète. À ceux-là s’ajoutent des additifs pour consolider des parpaings et de l’alcool gélifié, dont l’utilisation est très répandue dans l’hôtellerie, quand il s’agit de garder au chaud les bacs des buffets ouverts.

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