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Trois sites pour un village laitier
Naguère partie intégrante du paysage local, le métier de vacher régresse d?année en année. Les petits éleveurs se tournent plutôt vers d?autres projets moins contraignants. Cela explique le projet du village laitier, annoncé dans le discours-programme du gouvernement, et piloté par le Food & Agricultural Research Council.
Trois sites, où le fourrage est à portée de main, ont été identifiés. L?embarras du choix se fera entre Palmar, Nouvelle-Découverte et Salazie. De nombreux éleveurs croient fermement que la production locale peut non seulement survivre mais se développer et se moderniser. D?autant plus que la demande des consommateurs et le secteur de l?agro-industrie existe.
Pour que le projet soit viable, la production devrait être de 5 000 litres par jour. Soit le double de ce que l?Agricultural Marketing Board (AMB) achète des vachers qui bénéficient d?une subvention de Rs 3,30 par litre. Le lait est pasteurisé, mis en sachet et revendu par l?AMB.
L?Etat devra donc retenir les éleveurs traditionnels qui assurent 90 % de la production locale. Le nombre a chuté de 23 % en quatre ans. Aujourd?hui, les étables possèdent 6 173 têtes contre 9 600 en 2000 et 15 000 dans les années 80. Ils ont toujours officié dans l?arrière-cour avec deux ou trois vaches et sans concept de production ou de marketing.
Au ministère de de l?Agro-industrie, on concède que la situation socio-économique ne leur est pas favorable aux vachers et qu?il y a urgence pour un nouveau plan de soutien.
Lors d?une rencontre avec Arvin Boolell ils ont exprimé leurs griefs. Le ministre leur a présenté une série de mesures à savoir des facilités d?emprunts à 3 % d?intérêt, le rachat d?une génisse à un prix nominal en cas de décès d?une vache, la formation des jeunes et l?amélioration des services vétérinaires.
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