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Les rebelles ivoiriens annoncent le boycott de l?élection

27 août 2005, 00:00

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Les rebelles ivoiriens ont infligé jeudi un revers au processus de paix en annonçant leur intention de boycotter la présidentielle prévue en octobre et d?empêcher sa tenue dans la partie nord du pays, qui demeure sous leur contrôle.

«Ici, sur notre territoire, les élections n?auront pas lieu le 30 octobre», a dit le dirigeant des Forces nouvelles, Guillaume Soro, à l?issue d?une réunion dans le bastion rebelle de Bouaké. «Nous ne participerons pas à l?élection du 30 octobre».

Ce scrutin était présenté comme une étape sur la voie de la réconciliation en Côte d?Ivoire, pays coupé en deux depuis septembre 2002 et la guerre civile qui a fait suite au coup d?Etat manqué contre le président Laurent Gbagbo. Mais les rebelles accusent ce dernier d?avoir modifié les conditions de l?élection pour assurer sa victoire.

«Avancer vers la réconciliation»

Sidiki Konaté, un porte-parole des rebelles, a dit que ces derniers estimaient que les conditions n?étaient pas réunies pour permettre l?organisation d?élections transparentes en toute sécurité.

Désiré Tagro, un porte-parole de Gbagbo, a fait savoir que le gouvernement n?avait aucune réaction dans l?immédiat et qu?il attendrait que les médiateurs sud-africains renvoient le dossier devant les Nations unies, qui ont menacé de sanctionner l?une ou l?autre des parties, en cas de blocage du processus de paix.

La situation s?est de nouveau crispée en Côte d?Ivoire avec les menaces lancées la semaine dernière par l?ex-chef des forces armées ivoiriennes de renverser Gbagbo «par tous les moyens», en expliquant que le départ du président était le seul moyen de mettre un terme à la crise.

Les rebelles ont été prompts à y voir le signe d?un retournement de l?armée contre Gbagbo, ce qu?a démenti le général Philippe Mangou, l?actuel chef des forces militaires ivoiriennes.

«Nous avons toujours l?objectif de renverser Gbagbo pour avancer vers la réconciliation», a dit Konaté. «Nous ne permettrons pas à Gbagbo de rester président alors qu?il n?a pas réussi à mettre en oeuvre l?accord de paix.»

La guerre a officiellement été déclarée terminée en 2003. Mais les accords de paix n?ont jamais été intégralement mis en oeuvre.

<B>Peter MURPHY</B>

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