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Jacques Chirac mobilise face à la grippe aviaire

26 août 2005, 00:00

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Les autorités françaises ont décidé d??appliquer pleinement le principe de précaution? face au risque d?épidémie de grippe aviaire, même si ce dernier est évalué comme ?faible à l?heure actuelle?.

?Aucun obstacle, notamment économique ou financier, ne pourra être opposé à une mesure utile pour protéger la santé des Français?, a déclaré le président Jacques Chirac en Conseil des ministres.

Le chef de l?Etat, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a demandé au Premier ministre Dominique de Villepin de nommer un délégué interministériel à la prévention du risque épidémique.

Le gouvernement a d?ores et déjà décidé de détecter au plus tôt les oiseaux malades ou porteurs du virus. La surveillance et le dépistage tant des animaux sauvages que des élevages domestiques seront renforcés en liaison avec les professionnels de l?agriculture, les chasseurs et l?Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Pour les élevages disposant d?un parcours en plein air (moins de 20 % des volailles françaises), les éleveurs seront invités à ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l?extérieur ; des mesures supplémentaires de claustration ne sont pas nécessaires à ce stade, est-il précisé dans le communiqué du Conseil des ministres.

Pour les élevages fermés, les éleveurs seront invités à ne pas abreuver leurs animaux ni nettoyer leurs bâtiments avec des eaux provenant de plans d?eau extérieurs.

Par ailleurs, des études épidémiologiques complémentaires seront menées sur les oiseaux migrateurs et les volailles élevées en plein air.

Pour éviter la mutation du virus en un virus transmissible d?homme à homme, il sera recommandé à tous les professionnels de la filière avicole au contact des animaux de se faire vacciner contre la grippe saisonnière ?habituelle?.

?Face à un risque sanitaire européen et mondial, il nous faut agir au-delà de nos frontières. Je demande au gouvernement d?examiner avec nos partenaires, les organisations internationales compétentes et l?industrie pharmaceutique quelles mesures peuvent être prises pour s?assurer qu?en cas de besoin des stocks de traitements seront disponibles pour enrayer une éventuelle pandémie aux stades précoces de son développement dans les premiers pays concernés?, a souligné Jacques Chirac.

Depuis janvier 2004, des foyers de grippe aviaire sont apparus dans de nombreux pays d?Asie du Sud-Est. Une cinquantaine de personnes sont mortes en Thaïlande, au Vietnam, au Cambodge et en Indonésie. Depuis juillet 2005, l?épizootie s?est propagée vers le Nord-Ouest et a touché des élevages de volailles en Mongolie, au Kazakhstan et en Sibérie.

Le 19 août, des informations ont fait état d?une possible progagation du virus H5N1 à la Kalmoukie, au bord de la mer Caspienne.

En France, l?Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) évalue à l?heure actuelle le risque d?expansion de l?épizootie comme faible en raison de l?absence de flux migratoire habituel d?Est en Ouest.

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