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L’improbable relance de la vanille
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L’improbable relance de la vanille
Être au même niveau d’information. L’atelier national de la vanille organisée lundi dernier dans la capitale de la Grande Île a comme enjeu d’offrir à tous les acteurs de la filière une certaine quantité de connaissances. “Puisque plusieurs régions produisent actuellement de la vanille, il est normal que tout le monde soit au même niveau d’information”, explique le président du groupement des entreprises de la Sava (Ges), Claude Andréas.
Le nombre de producteurs malgaches a connu une augmentation. La création de nouveaux sites de production dans certaines régions ont contribué à cette hausse. Les régions Analanjirofo, Diana et Sud-est sont ainsi venues renforcer les zones productrices traditionnelles comme la Sava. “Nous recensons aujourd’hui près de 80 000 planteurs dans toute l’île”, précise le président du Ges.
Les gousses de vanilles malgaches répondent aux normes recherchées, mais d’autres pays en produisent aussi. Par rapport à la quantité exportée en 2004, le volume des ventes s’est apprécié en 2005. Environ 500 tonnes sont déjà vendues jusqu’à maintenant.
Malgré tout, le volume total de la demande sur le marché mondial est bien en dessous de l’offre. La loi du marché fait que cette défaillance de la demande face à la surproduction s’effectue au dépens du prix et par extrapolation aux producteurs. Face à une demande avoisinant les 1 200 tonnes, la production mondiale tourne autour de 2 600 tonnes.
La dégringolade du prix a provoqué des conséquences désastreuses chez les planteurs. Les circonstances étaient tout autres en 2003. “Le kilo de vanille se vendait à deux millions Fmg”, rappelle Claude Andréas. La situation est revenue à celle de 1999. “Ceux qui ont pû s’enrichir durant ces quatre années de liesse sont les vrais bénéficiaires”, explique-t-il. “Le prix actuel de la vanille n’arrive pas à satisfaire nos besoins”, poursuit-il.
La quantité exportée augmente par rapport à l’année dernière, mais reste insuffisante. Le cas de la vanille malgache reste pourtant critique. Malgré cette légère amélioration de la situation, le produit n’est pas encore sortie de l’auberge. “La connaissance de toutes les facettes de la situation pourrait contribuer à maîtriser les problèmes”, fait ressortir le président du Ges. C’est la seule manière d’éviter toutes dérives et spéculations”. Parmi les solutions pour résoudre la situation figure la transformation du produit en extrait ou essence pour les industries pharmaceutiques. “La labellisation de qualité du produit malgache serait également une solution”, avance Claude Andréas.
<I>L’express de Madagascar</I>
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