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« L’électronique contribue à la création d’emploi »
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« L’électronique contribue à la création d’emploi »
<B>Comment devient-on formatrice en électronique appliquée à l’automobile ?</B>
Jeune, j’avais cette passion pour les voitures et leur design. Puis, au fil des progrès technologiques, je me suis intéressée à l’électronique. Ce qui fait qu’après le baccalauréat, je me suis inscrite au Centre de formation professionnelle Qualitech au Québec, où on vous apprend la mécanique de base et l’électronique appliquée à l’automobile. J’ai effectué ensuite quatre ans de pratique dans un garage spécialisé en électronique automobile. Aujourd’hui, cela fait deux ans que j’enseigne.
<B>Qu’avez-vous inculqué aux formateurs du centre de l’« Industrial and Vocational Training Board » (IVTB) pour le génie automobile ?</B>
Ma présence à l’IVTB se situe dans le cadre du Programme de renforcement institutionnel en matière de technologie en Afrique francophone. D’ailleurs, c’est la deuxième fois que Maurice bénéficie de cette coopération africano-canadienne.
J’ai surtout enseigné les principes de base au niveau de l’injection, de la gestion du moteur et de la suspension électronique. Nous avons touché 12 formateurs de l’IVTB et sept participants de l’industrie automobile. Maintenant, c’est à leur tour de partager ces connaissances avec d’autres. D’ailleurs, le centre compte proposer ce nouveau cours dès janvier 2006.
<B>Quand on ouvre le capot d’une voiture, on a maintenant l’impression d’être face à un ordinateur ! Quel sont les avantages de l’électronique dans l’automobile ?</B>
Au niveau de la pollution, c’est un gros avantage. Le système électronique permet une meilleure concentration de l’air et de l’essence et réduit ainsi l’émission de polluants. L’électronique autorise aussi une conduite plus confortable.
<B>Et les inconvénients ?</B>
L’inconvénient, c’est que les études sont plus difficiles. Elles exigent plus d’effort intellectuel, une dextérité manuelle, de l’organisation et de la planification. Les mécaniciens doivent réapprendre leur métier et être à l’affût de l’évolution technologique. Avec le nombre croissant de ce type de véhicules, les écoles de formation vont être importantes pour assurer les compétences. Vous ne pourrez plus vous permettre d’apprendre le métier sur le tas ou dans un garage vétuste.
<B>Maintenant dès qu’il y a un pépin, c’est direction le garage !</B>
C’est en effet plus compliqué pour l’automobiliste de rafistoler lui-même sa voiture. D’autre part, avec le nombre croissant de ce type de voitures à Maurice, le garagiste doit s’équiper pour travailler en conséquence. Mais l’autre face de la médaille, c’est que l’électronique contribue aussi à la création d’emplois.
<B>Quelles sont les dernières innovations en matière électronique ?</B>
Certaines voitures sont maintenant équipées de capteurs d’humidité qui permettent de régler la température à l’intérieur du véhicule. Il y a de nombreux systèmes pour améliorer la conduite, comme le traction control où chaque roue est munie d’un système de freinage et d’un dispositif permettant un meilleur contrôle du véhicule dans les tournants. La vision de nuit est améliorée par des caméras optiques. Puis, il y a les détecteurs de mouvement qui permettent de faire marche arrière sans danger.
<B>Qui dit système électronique dit aussi prix coûteux ?</B>
C’est vrai que les coûts sont plus élevés pour ces voitures. On n’y peut rien, c’est le prix à payer pour avoir des véhicules plus performants. Une des voitures la plus chère est la Ford Windsor. Elle comporte 14 ordinateurs sous le capot !
<B> Propos recueillis par B. B.</B>
Debbie Mongrain, formatrice québécoise en électronique appliquée à l’automobile, a dispensé des cours aux formateurs de l’IVTB du 18 au 29 juillet. Pour elle, il est important de former les jeunes mécaniciens à l’électronique.
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