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Les victimes font volte-face
Le désir de changement semble avoir inspiré les victimes de la vente à la barre. Elles veulent en effet changer d’orientation. Pour ce faire, elles se sont dissociées de l’Association des victimes d’abus de vente à la barre et d’Harish Boodhoo qui a mené une vaste compagne de sensibilisation sur leur sort.
« Des victimes de la vente à la barre m’ont déléguée pour être leur porte-parole. Je suis moi-même une victime. Nous ne sommes pas une association et notre action est ponctuelle. Nous avons sollicité une rencontre avec le Premier ministre et nous demandons au gouvernement de stopper toutes les ventes à la barre en attendant qu’une loi soit votée », explique Marie-Giselaine Aubeelock, porte-parole d’un groupe de victimes.
« J’ai accompli ma mission. J’ai agi seulement en tant que facilitateur pour soulager les victimes. Mais de grâce, les victimes de la vente à la barre ne doivent pas mettre leur destin entre les mains de personnes qu’elles ne connaissent pas », déclare, quant à lui, Harish Boodhoo. C’est grâce à son acharnement qu’une commission, présidée par l’ancien Chef juge sir Victor Glover avait été instituée pour enquêter sur ces transactions.
Le principal reproche adressé à Harish Boodhoo est le manque de résultats concrets de ses actions. « Il est malheureux que certaines victimes aient cru que les affaires qui remontaient à 1975 pourraient être revues et régularisées en leur faveur. Tout comme ceux qui ont dilapidé leurs emprunts en toute connaissance de cause veulent que leurs biens saisis en 1988 leur soient restitués. Il y en a d’autres qui ne veulent pas rembourser un seul sou malgré leur train de vie de maharadjah », répond Harish Boodhoo.
<B>Leur sort ne s’améliore pas</B>
Alors que l’union des victimes s’effrite, leur sort ne s’améliore pas. C’est le cas d’une des victimes, Narayanswamy Bulramaya, qui doit quitter sa maison, vendue à la barre après qu’un proche pour lequel il avait signé une garantie n’a pas honoré ses dette. Le mois prochain. M. Bulramaya compte effectuer un sit-in dans une banque si celle-ci refuse de lui accorder un prêt pour racheter sa maison. Autre souci pour les victimes : l’existence de deux régimes de vente de biens appartenant à des couples. L’un requiert une seule signature – dont le groupe souhaite l’abolition – et l’autre, deux signatures.
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