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“Pour une campagne dans l’unité nationale”

24 juin 2005, 00:00

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“Nous terminons notre campagne dans l’unité nationale.” Et l’Alliance sociale, en revanche, la termine dans la “panique”. Tels sont les propos de Paul Bérenger à l’assistance, au meeting de l’alliance MSM-MMM à Rivière-du-Rempart, hier. Il s’adressait à environ 1 500 personnes, au Gandhi Square devant de nombreuses femmes et des jeunes plutôt enthousiastes.

Paul Bérenger a vite fait de cibler le “langage communal, les palabres et les insultes”, proférés en public émanant de l’Alliance sociale. “Ce sont des signes de faiblesse, et ils sont inacceptables”, insiste Paul Bérenger.

A Sainte-Croix, devant également quelque 1 500 personnes, il a ajouté que Navin Ramgoolam, leader de l’Alliance sociale, “ne fait qu’insulter les autres communautés”. Paul Bérenger oppose à cela le “calme” et la “non-violence”. Il a aussi fait l’éloge du bilan, de l’équipe mais aussi du budget, présentés par l’alliance gouvernementale.

Avant lui, Pravind Jugnauth, présenté comme celui qui sera le plus jeune Premier ministre de Maurice, a lancé un appel au n° 7. “Montez dans la locomotive du progrès et ne vous laissez pas influencer par ceux qui incarnent la faillite”, a lancé le leader du MSM. Ce dernier s’est surtout attaqué à Navin Ramgoolam, contre lequel il a utilisé des termes durs.

“Je sais où je vais, je combattrai toujours Navin tant que je le trouverai sur ma route ”, a-t-il insisté. Il a également mis l’accent sur les principes qui l’animent, en critiquant Anil Bachoo, ancien membre du MSM et candidat de l’Alliance sociale, qu’il a qualifié de “sectaire”. “Il est parti, ça ne me changera pas”, a-t-il garanti.

Pravind Jugnauth a également égratigné au passage Balkissoon Hookoom, candidat de l’Alliance sociale, au n° 7 et Rajesh Jeetah, candidat au n° 11 et ancien député du n° 7. “Jeetah s’est sauvé après les partielles de 2003”, a jeté Pravind Jugnauth.

Usha Jeetah, candidate de l’alliance MSM-MMM dans la circonscription n° 7, a prononcé un discours très inspiré sous les acclamations de la foule qui n’est composée “que des partisans de la région”. N’hésitant pas à utiliser des termes plutôt colorés, elle a fustigé les “malpropres” qui citent le Ramayana. Elle a surtout critiqué Navin Ramgoolam qui “dormait dans Clarisse House” durant les émeutes de février 1999.

<B>“Des preuves et des rêves”</B>

Usha Jeetah a également rendu hommage à Sir Anerood Jugnauth et à Paul Bérenger qui ont “honoré mo sari”. “Ils m’ont envoyée à Washington”, a rappelé celle qui a été ambassadrice de Maurice aux Etats-Unis. “Nous avons des preuves, ils ont des rêves”, a insisté Jay Prakash Meenowa, le deuxième candidat de l’alliance MSM-MMM dans la circonscription n° 7. Il a dénoncé la violence dont a été victime un de ses colistiers qui a essuyé un jet de pierres avant d’arriver à une réunion.

Le troisième candidat, Rajanah Dhaliah, a de son côté effectué sa première sortie dans un meeting. “C’est mon premier meeting mais ce ne sera pas le dernier”, a-t-il lancé. Il a fait un plaidoyer en faveur du concept d’île duty-free qui devrait créer, selon lui, beaucoup d’emplois. Il a surtout insisté sur la “capacité de création” de l’alliance MSM-MMM.

Sam Lauthan, candidat dans la circonscription n° 3 a, lui, associé le Parti travailliste à la violence depuis 1968 jusqu’en 1999 en passant par 1996, “dans la n° 3”. Il a aussi critiqué le “réflexe communal” et fait l’éloge du bilan du gouvernement.

Rajesh Bhagwan, n° 20, a pour sa part fait l’éloge de Prakash Meenowa, “un modèle de député qui a laissé son empreinte partout”. Il a plaidé pour un vote qui “efface l’erreur” de l’élection partielle de 2003, dans la même circonscription. Il faut, dit-il, “Sanctionner la campagne de Ramgoolam et donnez un vote de correction.”

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