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Abus sexuel présumé sur une fillette de trois ans
Sa mère réfute les allégations et veut porter plainte
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Abus sexuel présumé sur une fillette de trois ans
Sa mère réfute les allégations et veut porter plainte
La petite fille est admise à l’hôpital Victoria, Candos, où elle fait l’objet d’une évaluation psychologique.
Une vidéo faisant état d’un abus sexuel présumé sur une fillette de trois ans circule depuis peu sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Face aux inquiétudes suscitées par cette publication, les autorités ont pris des mesures pour évaluer la situation de l’enfant et ses conditions de vie. Selon les informations disponibles, la petite fille est admise à l’hôpital Victoria, Candos, où elle fait l’objet d’une évaluation psychologique. Le dossier est traité comme une allégation d’abus sexuel par le grand-père maternel de l’enfant.
Le Family Support Service (FSS) de Vacoas doit consigner une entrée au poste de police de Vacoas et une ordonnance de protection d’urgence formulée devant la Children’s Court afin d’assurer la protection de la fillette. Une évaluation médicale par un médecin de la police est également prévue, avec l’intervention de la Brigade pour la protection de la famille. Des sources proches de l’enquête indiquent, par ailleurs, que la fillette aurait, à plusieurs reprises, été aperçue errant seule dans les rues. Cet élément fait partie des circonstances que les autorités veulent vérifier dans l’évaluation de la situation familiale de l’enfant.
Une vidéo bidon ? Nous nous sommes rendus au domicile de la mère de la fillette, âgée de 31 ans, pour recueillir sa version des faits. Elle rejette catégoriquement les accusations portées contre elle et affirme que sa fille est une enfant heureuse, bien entourée et prise en charge en nous montrant les jouets de la petite. L’histoire diffusée sur les réseaux sociaux, dit-elle, aurait été montée de toutes pièces par un proche, depuis qu’elle a refait sa vie. Elle affirme que ce même proche aurait, dans le passé, fait du mal à sa fille alors que celle-ci n’était âgée que d’un an et demi. La mère soutient que l’enfant avait été brûlée avec une cigarette synthétique et avait dû être hospitalisée.
L’affaire aurait été référée à la Brigade pour la protection de la famille. «Depi sis mwa, nou pe viv enn lanfer ek sa dimounn-la, ena bann prev kot linn dir li pou fini nou», avancet-elle. Très émue, elle raconte que, hier matin, après la circulation de la vidéo, des officiers du ministère de l’Égalité des genres et de la protection de l’enfant se sont rendus à l’école maternelle que fréquente sa fille pour la prendre en charge. Une autre équipe s’est rendue à son domicile pour l’informer de la situation et procéder à une évaluation. En larmes, elle lâche : «Mo zanfan li atase ek mwa, kouma mo pou fer san li. Kan mo pou regagn li ?»
Priorité à la sécurité de l’enfant
La mère affirme également que la vidéo aurait été tournée il y a plusieurs mois, à une période où le proche concerné vivait sous son toit. Elle soutient que la personne qui figure dans la vidéo souffrirait de problèmes de santé mentale et serait sous traitement médical. «Sa dimoune dan sa video-la kan li pran so konprime li vinn dan enn leta somnolens», affirme-t-elle, rejetant fermement toute accusation de maltraitance ou d’abus visant sa fille.
Par ailleurs, elle insiste sur le fait qu’elle ne serait pas consommatrice de drogues et réfute toute implication de sa famille dans un quelconque trafic de drogue. La jeune femme indique son intention de se rendre au Central Criminal Investigation Department afin de porter plainte contre la personne qu’elle accuse d’être à l’origine de cette situation et contre l’auteur de la publication de la vidéo.
De son côté, le FSS de Vacoas prévoit une nouvelle évaluation du domicile dans le suivi du dossier. Des séances psychologiques intensives doivent également débuter à partir d’aujourd’hui 20 août avec les membres de la famille. L’objectif est d’évaluer leur aptitude à assurer la sécurité de l’enfant ainsi qu’un suivi avec la famille afin d’identifier, si nécessaire, des proches susceptibles de prendre en charge la fillette.
À ce stade, les accusations diffusées dans la vidéo demeurent des allégations et font l’objet d’évaluations par les autorités compétentes. L’enquête, les examens médicaux et psychologiques ainsi que les démarches devant la Children’s Court devraient permettre de faire la lumière sur les circonstances entourant cette affaire.
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