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?Cellular?, quand la vie ne tient qu?à un fil

6 mai 2005, 00:00

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Cellular, géniale série B signée David R. Ellis, fonctionne un peu comme une saison entière de la série 24 heures condensée en 91 minutes : un rebondissement ?comme au cinéma? toutes les cinq minutes.

Le cellulaire n?a rien d?extraordinaire. Mais dans ce film, il est ce qu?Alfred Hitchcock appelait le ?MacGuffin.? Un objet qui en lui-même n?a aucune valeur, mais qui sert de prétexte ou de support à la trame. Séquestrée dans un grenier, une femme parvient, en triturant les débris d?un téléphone, à établir un contact avec le portable d?un inconnu qui décide de lui porter secours.

La réalisation est fonctionnelle, certains diront efficace. Durant la plus grande partie du film, Kim Basinger, parlant dans son téléphone, peut perdre la communication à tout moment et le film parvient à centrer l?attention du spectateur sur ce lien fragile la reliant à son bon samaritain.

L?actrice s?en tire sans démérite, soutenue par une bonne distribution, dont on peut dire que les plus crédibles sont l?acteur britannique Jason Stratham dans le rôle de Craig, le chef des affreux et William H. Macy dans le rôle d?un policier consciencieux. Par contre, Chris Evans, le héros de cette histoire, est faux de bout en bout.

Cette liaison téléphonique devenant encore plus vitale, il arrive au portable du héros en une journée ce qui peut arriver à un portable : batterie à plat, tunnel, interférences, etc. Le scénariste, Chris Morgan, avait signé Phone Booth où il nous montre comment prendre des appels et même révéler la présence d?un assassin avec un portable. Tout cela est prévisible ; ce qui l?est beaucoup moins, ce sont les moments où surviennent ces péripéties et la façon dont le héros réagit. Certains épisodes ne manquent pas d?humour et seront pour les spectateurs une sorte d?exutoire pour tous ces moments de rage contenue à chaque fois qu?ils auront eu affaire aux employés condescendants d?un grand magasin, entre autres.

La réussite de ce thriller est que ces péripéties s?emboîtent les unes dans les autres. L?histoire se développe dans une logique sans faille et, les enjeux augmentant, la tension monte aussi, jusqu?au dénouement final qui répond aux attentes du spectateur, même s?il est sans réelle surprise.

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