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Des cartes à puce pour davantage de sécurité
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Des cartes à puce pour davantage de sécurité
Fin juillet 2004, plus de 800 000 cartes de débit ou de crédit étaient en circulation. Cela permet d?évaluer la place importante occupée par les cartes bancaires pour les transactions régulières.
L?accroissement dans l?utilisation de la monnaie plastique a son revers : le nombre de fraudes par le biais de guichets automatiques ou par paiement direct a pris une courbe ascendante. D?où la nécessité pour les banques de se mettre à l?abri d?éventuelles réclamations.
Réduire, voire éliminer les fraudes relatives à l?utilisation des cartes pour diverses transactions, dans les milieux bancaires, le passage à la carte à puce crée l?engouement.
À la State Bank of Mauritius (SBM), on est d?avis que la carte permettra aussi de réduire les coûts d?opérations. L?émission des nouvelles cartes doit en principe se faire durant cette année, lors du renouvellement des cartes existantes, ou lors de l?émission de cartes pour de nouveaux clients. Les principales banques commerciales travaillent actuellement sur le changement de leurs systèmes pour que les cartes à puces puissent entrer en opération d?ici janvier 2006.
Investissements massifs
Depuis que cette décision a été prise, les banques ont envisagé plusieurs possibilités. Du côté de la Mauritius Commercial Bank (MCB), on affirme qu?il existe différents types de puces, et que celle qui sera choisie, sera celle qui sera la mieux adaptée aux Mauriciens. Ainsi, plus de nom, de limite de crédit ou de numéro de référence sur une bande magnétique au dos de votre carte magnétique. La carte à puce, elle, comporte un microprocesseur, comme celui placé dans les téléphones portables.
Phillip Dawe, Chief Executive de la Hong Kong and Shanghai Bank Corporation (HSBC), et nouveau président de la Mauritius Bankers Association (MBA), déclare que des dizaines de millions de roupies d?investissements sont accordées à la création de cartes qui réduirait les risques de fraude...toutefois dit-il : ?les fraudes peuvent prendre différentes formes. Par exemple, lors de l?utilisation de la carte à travers l?Internet, où il y a absence physique de la carte. Des pratiques beaucoup plus fréquentes en Europe et aux Etats-Unis. Mais pour ce qui est de Maurice, des mesures sont prises pour contenir tout risque et je suis heureux de constater que le résultat est généralement positif.?
Pour permettre ce changement, les institutions bancaires doivent obligatoirement s?assurer que leurs guichets automatiques de même que les Point of Sales, soit les appareils permettant aux commerçants d?accepter les transactions par cartes, de même que leurs systèmes informatiques répondent à la norme EMV (Europay, Mastercard et Visa).
Cette norme permet aux cartes à puce émises dans un pays d?être acceptées par tous les terminaux dans le monde. Dans le cas où une malversation se produit après la mise en circulation des cartes à puces, l?institution bancaire acceptant la carte (acquirer) aura à encourir les frais, si toutefois il est prouvé qu?elle ne s?est pas soumise à la norme EMV.
Actuellement, en cas de fraude à l?aide d?une carte magnétique, c?est la banque qui a émis la carte, (issuer) qui doit encourir les conséquences financières.
D?ailleurs trois cas de malversation ont été rapportés par le Porte Monnaie. L?un des plus importants, a trait à un client qui vu la somme de Rs 440 000 prélevée de son compte en banque, alors que sa carte était en sa possession. Néanmoins, il est reconnu, dans les milieux bancaires, que l?utilisation de la carte à puce n?est pas sans risque. La carte à puce vous permet en effet de taper votre code à tout bout de champ...au nez des caissiers, clients et....parfois, escrocs.
Sans code, une carte volée ne sert à rien. 70 % des paiements se font après validation par le code confidentiel. Les opérateurs avancent qu?il est très difficile de copier une carte à puce...l?investissement en terme de technologie étant conséquent. Mais c?est sans compter avec l?ingéniosité des fraudeurs.
Difficile à copier
Il a été établi que le voleur subtilise d?abord le code, ensuite la carte, le tout dans la plus grande discrétion, pour l?utiliser très vite avant sa mise en opposition. La liste des stratagèmes mis en oeuvre est longue.
Il y a l?individu qui vous perturbe alors que vous frappez votre code pour ramasser un billet que vous aurez soi-disant laissé tomber, celui qui veut gentiment vous prévenir que le distributeur avale les cartes. Des tactiques auxquelles nous n?avons pas encore été confrontés mais auxquelles nous devrions faire attention.
Cependant, il arrive aussi que la victime n?ait commis aucune erreur ou imprudence...sauf peut-être d?avoir osé se servir de sa carte. Et la, il s?agit d?une entente entre client et banquier qui doit être discuté et analysé au préalable. ?La carte à puce répond a des critères spécifiques de sécurité. En cas de doute, le client devrait demander une copie des règlements et conditions attachés à l?émission, l?utilisation et la responsabilité des transactions via cartes?, soutient Phillip Dawe.
La nomination prochaine d?un Banking Ombudsman, comme prévue par la Bank of Mauritius Act devrait rassurer les clients. Cette personne, que doit designer la Banque de Maurice, aura la responsabilité, entre autres, d?agir comme médiateur en cas de litige entre une banque et un client.
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