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Fête de l’Assomption
Entre messe, «gâteau Marie» et moments en famille
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Fête de l’Assomption
Entre messe, «gâteau Marie» et moments en famille
Tous les 15 août, la célébration de l’Assomption est profondément ancrée dans les traditions. Cette journée représente à la fois un moment de prière, de partage et de retrouvailles. De la messe au traditionnel «gâteau Marie», en passant par les repas familiaux et la distribution de tranches de gâteaux aux voisins, petits et grands perpétuent des habitudes qui donnent à cette fête une dimension particulière.
Que fête-t-on à l’Assomption ?
L’Assomption célèbre l’entrée de la Vierge Marie dans la gloire de Dieu. Selon la foi catholique, à la fin de sa vie terrestre, Marie a été élevée au ciel, corps et âme, par Dieu. L’Église célèbre ainsi son entrée au paradis et son couronnement comme Reine de l’univers.
Cette croyance, présente dans la tradition chrétienne depuis les premiers siècles, a été proclamée dogme de l’Église catholique en 1950 par le pape Pie XII. L’Assomption est à distinguer de l’Ascension du Christ, moment où Jésus monte au ciel par sa puissance divine tandis que Marie est élevée au ciel par Dieu.
En Marie, l’Église contemple ainsi la promesse de la destinée des croyants : la naissance du Christ et par la suite sa victoire sur la mort et la vie éternelle auprès de Dieu. L’Assomption est donc une fête d’espérance, qui invite les chrétiens à avancer dans la confiance, avec Marie comme figure maternelle qui accompagne et intercède pour le peuple de Dieu.
Cette dimension religieuse se mêle à des traditions familiales qui se transmettent de génération en génération. Pour les enfants notamment, le 15 août est aussi associé aux repas, aux gâteaux et aux visites chez les proches.
Margaret Fanny : «Le plus important est de passer du temps en famille»
Margaret Fanny et ses arrière-petits enfants Brice, Elizabeth et Gabrielle.
Pour Margaret Fanny, grand-mère de sept petits-enfants et de trois arrière-petits-enfants, la fête commence la veille avec l’achat du traditionnel gâteau Marie. «Un jour avant, j’achète le gâteau. Le jour de la fête de l’Assomption, je bois mon thé le matin, puis je vais à la messe. Au retour de l’église, ma famille et moi nous nous retrouvons et déjeunons ensemble. Ensuite, on coupe le gâteau Marie. Vers 15 heures, les enfants, accompagnés de leurs parents, vont distribuer des tranches de gâteau aux voisins et aux membres de la famille. Le plus important est de passer du temps en famille», raconte-t-elle.
Emmanuelle Marday : une journée entre messe et traditions

À 20 ans, Emmanuelle Marday considère également la messe comme le point de départ de sa journée. «Pour moi, l’Assomption commence avec la messe de 9 h 30. C’est le moment où nous commémorons l’entrée de Marie dans la gloire du ciel, avec les membres de ma paroisse. Ensuite, nous nous retrouvons en famille pour partager un bon civet de canard ou même un petit curry de poulet», explique-t-elle.
Pour elle, le repas constitue surtout une occasion de se retrouver avec ses proches. «Nous partageons non seulement un bon repas, mais aussi un bon moment familial, surtout avec ma grand-mère qui n’est jamais à court d’anecdotes. Puis vient le moment tant attendu : la mise à table du fameux gâteau Marie. Ce sont celles qui portent le prénom de Marie, qui ont l’honneur de couper le gâteau», poursuit-elle.
La journée se termine également par des visites. «Dans la soirée, nous rendons visite aux autres membres de la famille avec qui nous n’avons pas partagé de repas, afin de leur souhaiter une bonne fête», ajoute la jeune femme.
Ilric Simonut : «les enfants participent pleinement»

Chez Ilric Simonut, la participation des enfants occupe une place importante dans la tradition. «La journée commence par la messe. Ensuite, nous déjeunons avec la famille. Puis, c’est mon petit-enfant qui va couper le gâteau. Nous passons du temps ensemble en famille. Vers 15 h 30, nous distribuons du gâteau dans le quartier. J’aime surtout profiter de ce moment avec ma famille», témoigne-t-il. Cette participation des plus jeunes permet également de transmettre les traditions familiales aux nouvelles générations.
Marie Josie Labonne : une préparation qui commence plusieurs jours avant

Pour Marie Josie Labonne, la célébration de l’Assomption se prépare bien avant le 15 août. «Nous avons commencé depuis lundi. En fait, depuis une semaine, à 7 heures, nous faisions une dizaine de chapelet à la maison. Demain, bien sûr, il y aura la célébration et la messe. C’est important de célébrer cette Mère Marie», explique-t-elle.
Elle insiste également sur la dimension volontaire et joyeuse de la participation religieuse. «Aller à la messe n’est pas seulement une obligation. C’est quelque chose que nous faisons avec joie : aller à la messe et célébrer ensemble. Ensuite, nous dînons en famille», souligne-t-elle.
Laurine Blessemaille-Fidelle : «Le gâteau est un signe de partage»

Pour Laurine Blessemaille-Fidelle, la journée commence également par la messe, avant de faire place aux moments conviviaux. «Après nous prenons un petit déjeuner. Et la plus jeune de la famille coupe le gâteau», raconte-t-elle.
Elle précise toutefois que le gâteau représente avant tout une tradition de partage. «L’Assomption, c’est surtout célébrer Marie, la mère de Jésus, qui entre dans la gloire du ciel. Le gâteau accompagne ce moment de partage mais il n’est pas le cœur de la fête», explique Laurine.
Christina Permal et sa famille : une fête placée sous le signe de la transmission

Pour Christina, l’Assomption revêt cette année une signification particulièrement forte, puisqu’elle sera célébrée en présence de plusieurs générations. «Nous commencerons la journée en famille par la messe à 7 h 30 à la chapelle de Moka. Cette année est spéciale pour nous, car après 20 ans, nous avons la chance d’avoir ma maman qui vit à l'étranger et ma grand-mère avec nous pour célébrer cette fête», confie-t-elle.
Après la messe, la famille poursuivra les célébrations autour d’un moment convivial. «Plus tard, nous nous retrouverons autour d’un dîner en famille. Les enfants participeront également à un moment traditionnel qu’ils adorent, à savoir couper ensemble le gâteau Marie», poursuit Christina.
Pour elle, cette journée va bien au-delà des traditions culinaires ou des retrouvailles familiales. «Pour nous, l’Assomption est avant tout une journée de foi, de famille, de partage et de transmission des traditions entre générations», souligne-t-elle.
Pour les enfants comme pour les adultes, le 15 août devient une occasion de prier, de se retrouver et de transmettre des traditions.
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