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Grève de taxis d’hôtels
«Nous sommes contre l’illégalité»
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Grève de taxis d’hôtels
«Nous sommes contre l’illégalité»
De 8 heures à 9 heures, ce jeudi 17 septembre, devant trois hôtels de la côte Ouest, les chauffeurs de taxi rattachés à ces établissements n’ont pas assuré de service. Ils entendaient ainsi dénoncer la concurrence des plateformes de transport en ligne, Uber en tête, et des voitures privées sans licence réglementaire qui viendraient, selon eux, cueillir leurs clients jusque dans l’enceinte des hôtels. Ils réclament une rencontre avec le ministre des Transports.
Pour Raj Ramessur, représentant des taxis de Sugar Beach, la profession vit une situation devenue intenable. «Nous faisons cette protestation car nous rencontrons actuellement beaucoup de problèmes. Les entreprises de transport en ligne sont en stand-by aux abords des hôtels et attendent les clients, alors que nous, cela fait trente ans que nous opérons ici», explique-t-il. Il affirme par ailleurs que des véhicules privés viendraient chercher la clientèle directement à l’intérieur de l’établissement, un simple nom et un numéro de chambre suffisant à identifier le passager. Il estime que les hôtels ont, eux aussi, leur part de responsabilité et devraient durcir leurs conditions d’accès. Surtout, il déplore l’absence de réponse des autorités : «Malheureusement, après plusieurs sollicitations, nous attendons toujours une rencontre avec le ministre des Transports.»
Même constat chez Jannack Seeboccus, qui met en avant la question des bases d’opération : «Nous sommes déjà devant l’hôtel, sur la place des taxis. Mais comment le ministère peut-il permettre à d’autres taxis qui sortent de Quatre-Bornes, Bambous ou Flic-en-Flac de venir prendre nos clients ? Cela n’a pas de sens.» Selon lui, les chauffeurs rattachés aux hôtels offrent la prestation la plus sûre, la plus expérimentée et la plus rapide, puisqu’ils sont sur place.
Deven, un autre opérateur présent, insiste sur la dimension économique du conflit. «Notre repas est en jeu », résume-t-il, avant de préciser : « Nous ne sommes pas contre l’avancement technologique, mais nous sommes contre l’illégalité. D’après la NTLA, chaque taxi doit respecter sa base d’opération, ce que nous faisons. Mais comment ces taxis en ligne peuvent-ils se permettre de sortir de Quatre-Bornes, Vacoas ou Port-Louis pour venir prendre des clients à Flic-en-Flac ?»
Au terme de cette heure de protestation, les opérateurs ont repris leur activité. Ils préviennent toutefois que le mouvement pourrait être reconduit, et sous une forme plus large, si leur demande de rencontre avec le ministère de tutelle restait sans suite.
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